Dufourneaux, Simon, Claude
Biographie
Né vers 1784 à Paris. Ancien canonnier de marine, totalisant dix-sept années de service, devenu cordonnier. Il sortit, le 28 juillet, de son domicile, 28, rue de la Cossonnerie, dans l’intention de se battre contre la garde royale. Arrivé au bout de la rue, il se joignit à un groupe de Parisiens qui construisaient une barricade et se battaient contre les Suisses. Quelques instants après, il fut atteint d’une balle en pleine poitrine (mais le 29 juillet rue Saint-Martin in Archives de Paris DM13 1). Transporté à son domicile, il y mourut le lendemain des suites de sa blessure. Il laissait une sœur, Dufourneaux, Jeanne, Antoinette, née le 19 juillet 1777 (mais le 16 juillet 1777 in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Paris, veuve de Mauget (ou Manget sur les listes de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830), mort à la retraite de Leipzig, vendeuse au marché Saint-Joseph, et dont il était le soutien. Sa mère (? Sans doute s’agit-il de sa sœur) reçut (sous le nom de Defournay) un secours de cent francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Sa sœur sollicita, sans succès puisqu’elle était âgée de plus de dix-huit ans, une pension. Elle avait présenté le certificat suivant : « Nous, soussignés, principal locataire, habitants et voisins de la maison sise rue de la Cossonnerie n° 28, où demeure depuis cinquante ans la veuve Mauger, née Dufourneaux, certifions que cette dame était aidée et soutenue par son frère Simon, Claude Dufourneaux, célibataire, cordonnier, tué le 28 juillet en travaillant aux barricades de sa rue. » Signé, le 11 janvier 1831 (pour les noms lisibles) : Deneuville ; Vachée ; Sirouy ; Lefranc ; Renard ; Roussel, principal locataire. Il lui fut cependant accordé, en tant que cas exceptionnel, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes (marqué et par erreur « pour son fils » sur les listes) de cinquante francs ou, selon Archives de Paris VD6 281 n° 1, une indemnité définitive de mille cents francs. Il demeurait chez sa sœur, qui habitait depuis cinquante ans au 28, rue de la Cossonnerie au 3e étage. Le nom de Dufournaux (S.-C Dufournaux, bien lire Dufournaux) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 18 (avec le prénom de Benoît) ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 19 (sous le nom de Defournay, Benoît) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 98 ; Archives de Paris DM13 1, préfecture de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 (lettre du préfet de la Seine, en date du 1er février 1832, dossier Lataye, Anne, Louise mademoiselle) (sous le nom de Dufourneau) ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Citoyens du (ancien) IVe arrondissement dont les noms ne sont point inscrits au Panthéon et dont la cause de la mort est douteuse quant à sa nature pour mériter l’inscription au Panthéon (son nom est cependant inscrit sur la colonne de la Bastille) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du quatrième arrondissement de Paris, aux veuves, ascendants ou blessés de Juillet inscrits en la mairie dudit arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du IVe arrondissement de Paris, aux veuves et orphelins de Juillet, admis par la Commission de la souscription nationale sur les demandes exceptionnelles dudit arrondissement et des quittances données par les titulaires, pour le semestre échu le 22 septembre 1831 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IVe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées, et morts de Juillet, inscrits au Panthéon sans avoir donné lieu à liquider de pension ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Dufournaux, Simon, Claude) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, cas exceptionnels (par erreur) d’orphelins ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 81 (sous le nom de Dufournaux, Simon, Claude), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.