Dufrénoy, Léopold, Prosper

Biographie


Né vers 1806 à Lille (Nord). Peintre en voiture. Il adressa, en juillet 1831, une lettre à Casimir Perier, qui commandait la légion de la garde nationale dans laquelle il servait, afin d’obtenir la décoration de Juillet : « […] Je me suis battu pour la défense des lois et de la liberté. […] Je me suis battu rue Saint-Honoré aux écuries d’Artois ; j’ai été à Saint-Cloud, à Rambouillet ; j’ai empêché le pillage dans la caserne de la rue Verte au péril de ma vie. Donc, j’ai gravé dans mon cœur ces mots de ralliement de tout bon Français, liberté, ordre public, mourir pour le roi citoyen et pour la patrie. Voilà les vœux du simple ouvrier, car cette médaille sacrée rappellera à ma mémoire ainsi qu’à celle de mon fils notre glorieuse révolution et l’attachement que l’on doit au roi qui fut nommé au milieu des barricades. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants (arrondissement de Saint-Denis), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet. Dans une lettre en date du 11 septembre, il expliquait qu’il avait « pris les armes pour la cause nationale et notre belle liberté », participé à la prise de la caserne de la rue Verte, avoir sauvé la vie à un sous-officier de l’ex-garde royale et empêché le pillage dans la même caserne. Sa lettre était apostillée des signatures de : Marsault, propriétaire, demeurant 11, rue du Montparnasse ; de Fillias (voir Fillias, Pierre, François), chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de Juillet, qui ajoutait la mention suivante : « Je certifie et atteste que le susnommé sur la présente pétition est le seul qui ne m’a pas quitté pendant la prise du quartier de la rue Verte et de la conduite que je fis aux cinquante-trois militaires et sous-officiers pour les mettre à l’abri de tous dangers. Je n’ai que des louanges à faire du pétitionnaire, il mérite sous tous les rapports la récompense des braves. » Il joignait aussi ce certificat ainsi rédigé : « Je, soussigné moi Meunier, sergent au 1er régiment de la garde, que M. Dufrénoy a protégé tous les effets du illisible et qu’il n’a rien soustrait et qu’il a manqué de payer de sa vie ce service pour nous. » Signé : Meunier ; Gilmant illisible, sergent. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 101, rue des Dames, commune des Batignolles (Seine) en 1831. Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives de la préfecture de police AA 386.

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