Dumoutier, Constant, Louis
Biographie
Né le 27 avril 1787 à Gacé (Orne). Marchand de vins. Ancien sous-officier de la garde impériale. Il planta, le 27 juillet, un drapeau tricolore sur le milieu du pont de Neuilly pour empêcher les gardes du corps de Charles X et les troupes de la caserne de Courbevoie de passer. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis. Il apostilla, en 1831, un certificat qui avait été délivré, le 24 septembre 1830, par Tournier, lieutenant-colonel commandant les officiers du 1er régiment de la Charte, en détachement à Rueil, pour rendre « hommage au patriotisme, au dévouement et au courage » de Leroux, François, Benjamin, quand ce dernier tenta, en 1831, de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants. Il signa, le 5 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Terisse, Claude, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, habitants de Neuilly et de Courbevoie, département de la Seine, certifions que le sieur Claude Terisse, sous-lieutenant au 1er régiment des Volontaires de la Charte, 2e bataillon, 4e compagnie, chevalier de la Légion d’honneur, s’est porté, le 29 juillet 1830, à la caserne de Courbevoie, à la tête de plusieurs citoyens ; qu’ils y ont pris des armes ; qu’ils se sont ensuite transportés à la porte Maillot pour arrêter le 1er régiment de l’ex-garde et l’artillerie ; qu’ils ont aidé aux barricades de Neuilly et à celles du pont, où ils ont empêché au 2e régiment de cuirassiers, qui descendait, de le passer. C’est pourquoi nous nous faisons un vrai plaisir de lui délivrer le présent pour lui servir et valoir au besoin. » Il prêta son serment de décoré de Juillet, le 26 mai 1831 à la sous-préfecture de Saint-Denis. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il reçut sa croix le 24 juin 1831. Aux émeutes de juin 1832, il marcha en qualité de capitaine de la garde nationale avec le bataillon de Puteaux sur la capitale. Il mourut en 1835, laissant une veuve, Tallon, Victoire, et cinq enfants en bas âge. La veuve sollicita des secours ; le préfet de police la décrivit comme étant « dans une situation de fortune bien fâcheuse » et le préfet de la Seine se dit favorable à un secours le plus prompt possible ; elle reçut soixante-quinze francs. Il demeurait à Puteaux en 1831 ; sa veuve, pont de Neuilly en 1835. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris DM13 1, décoration de Juillet, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la croix de Juillet ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la croix de Juillet de l’arrondissement de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, arrondissement de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Lacaine ; Archives de la préfecture de police AA 398 in dossier Leroux, François, Benjamin ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Terisse, Claude.