Dupont, Louis, Marie
Biographie
Né le 15 mars 1806 à Usson ou Husson, arrondissement de Morlain, (Manche). Couvreur. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Son nom est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 6 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Grève, Louvre, Babylone, Rambouillet. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 6 janvier 1831, à aucune voix pour la croix, deux voix pour la médaille et trois voix pour une mention. En 1831, il était fusilier à la 3e compagnie du 3e bataillon du 1er régiment de ligne. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, faisant parvenir la lettre suivante à cette Commission : « Après la grande semaine, il fut publié une amnistie pour tous les jeunes conscrits qui n’auraient pas rejoint le corps pour lequel ils avaient été destinés. Etant du nombre des retardataires, j’eus l’avantage d’en profiter. Avant mon départ, je fus faire ma déposition à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris, afin de participer comme de droit aux récompenses nationales. Ayant eu pleine confiance à M. le maire du (ancien) XIIe arrondissement, je ne fis pas d’autres démarches. Je fus rejoindre mon régiment à Béthune. Pendant que j’étais en garnison, je priais un de mes amis de s’informer si j’étais porté pour quelque décoration. Il me répondit que j’étais porté pour la croix. D’après la lettre, je m’attendais donc à avoir une récompense, que je mérite, ainsi que le justifie le certificat ci-joint. En conséquence, messieurs, je me recommande à votre bienveillance et je réclame s’il est possible soit la médaille ou le grade de sergent, qui m’est dû de droit attendu que tous les décorés de Juillet ont droit au grade de sergent. » Le certificat joint était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, citoyens habitants de Paris, attestons qu’il est à notre connaissance que M. Dupond, Louis, Marin (sic), âgé de vingt-quatre ans, couvreur, demeurant rue des Anglais n° 17 (sic), a fait preuve de patriotisme dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il a combattu dans les rangs du peuple, à la Grève, à la caserne de Babylone et au Louvre et qu’il a fait la campagne de Rambouillet et que son dévouement pour la cause nationale est manifeste et que sa conduite, sa bravoure et sa modération lui donnent des droits aux récompenses nationales et à l’estime de ses concitoyens. » Signé, le 13 août 1830 : Lebègue, capitaine dans la XIIe légion de la garde nationale, un des chefs du poste de la place Maubert dans les journées de Juillet, pendant lesquelles « le jeune Dupont s’est très bien conduit » ; Robin (voir ce nom), demeurant 4, rue Galande, qui attestait l’avoir vu à ce même poste de la place Maubert et qu’il s’y était « bien conduit » ; Faure (voir Faure, Jean ?), commis marchand, décoré, demeurant 12, rue des Anglais ; Lepique, propriétaire, demeurant 17, rue des Anglais ; Barbette, marchand de vins, demeurant 13, rue des Anglais ; Millet illisible, vinaigrier, demeurant 20, rue du Plâtre-Saint-Jacques ; Rauh, J. ; Brion illlisible. Il demeurait 17, rue des Anglais en juillet 1830 ; à la caserne Popincourt en 1831. Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 6 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de la préfecture de police AA 387 (aussi sous le nom de Dupond, Louis, Marin ; il signe Dupond, si c’est lui qui signe).