Dupré, Nicolas, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 10 avril 1785 à Boissy (ou à Poissy dans les renseignements de police en 1849) (Seine-et-Oise). Ancien soldat de l’Empire, blessé à chaque main par un coup de sabre dans les campagnes de Dresde et de Leipzig, ayant participé à la campagne de Russie, ancien boucher de l’Empereur, devenu garçon boucher. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il y prêta son serment de décoré de la croix de Juillet, le 21 mai 1831, reçut sa croix le 21 juin et son brevet le 25 août 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En juillet 1833, il reçut, à titre de décoré de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à l’occasion des fêtes nationales pour l’anniversaire de la révolution de Juillet. En juillet 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de sept francs et cinquante centimes à titre de décoré non pensionné. En juin 1836, il reçut un secours de cinquante francs et en juillet, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, une gratification de cinq francs, à titre de décoré non pensionné. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. En 1837, le préfet de police rapportait sur son compte les renseignements suivants : « […] Veuf, sans enfant, il travaille aux abattoirs de Grenelle mais tout ce qu’il gagne passe chez les marchands de vin ; du reste c’est un honnête homme. » En 1838, le préfet de police le disait journalier. Son nom est sur une liste de décorés (trois devaient être choisis, en plus de trois orphelins, pour chacun des quatorze arrondissements) qui désiraient participer à la cérémonie funèbre à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois le 28 juillet 1840, à l’occasion de la translation des corps des victimes dans le caveau de la colonne de Juillet, place de la Bastille. En 1840, « très malheureux », il sollicita un secours. En 1841, la police renseignait sur son compte : « […] Sa main droite est tellement blessée qu’il a été forcé d’abandonner la place qu’il avait aux abattoirs Popincourt, de tourneur de sang, qui lui rapportait quatre-vingts francs par mois. Il n’a aujourd’hui d’autres ressources que le produit de quelques journées comme manœuvre, en remplacement d’un ouvrier absent à l’abattoir où on l’emploie encore car il a la réputation d’un honnête homme. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1841. En 1842, devant deux termes de son loyer, il sollicita un secours et reçut cinquante francs en mars et vingt-cinq francs en juillet. Il reçut un secours de quarante francs en 1843. En 1844, il sollicita un secours et reçut vingt-cinq francs. Il reçut un secours de quarante francs en 1845. Il reçut un secours de quarante francs en 1846. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1847. En 1848, arriéré de cinquante-cinq francs dans son loyer, « dans une profonde misère », il sollicita un secours. En 1849, sa fiche de police renseignait : « […] Ancien boucher de l’Empereur Napoléon, en ce moment aide garçon boucher occupé deux ou trois journées par semaine, il est dans une position assez précaire. Il jouit d’une assez bonne réputation. » Il reçut un secours de quarante francs, à titre de décoré de la Croix de Juillet, puis un secours de cinquante francs en 1849. En 1850, « ancien serviteur comme boucher de l’Empereur, il l’a servi pendant vingt-cinq ans. Au moment d’avoir une pension, les événements de 1814 sont venus détruire toutes ses espérances. Aujourd’hui sans aucune ressource, le plus misérable de tout Paris », il sollicita un secours et reçut soixante francs, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il reçut un secours de soixante francs en 1851. Il reçut une allocation de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de décoré de la croix de Juillet. En 1853, devant trois termes de son loyer « à son propriétaire, qui le menace tous les jours de le mettre sur le pavé », il sollicita un secours et reçut soixante francs. En 1854, sans travail depuis huit mois, « presque aveugle », ne pouvant presque plus travailler et dans une triste et malheureuse position, devant deux termes de son loyer, forcé de déménager et bientôt sans logement, il sollicita un nouveau secours et reçut soixante francs. En 1855, « dans une misère affreuse, n’ayant absolument rien, sans aucun meuble, ayant été obligé de vendre ceux que je possédais, pour vivre et de me loger en garni où je ne puis même rester faute de pouvoir payer », il sollicita un secours et reçut quarante francs puis un secours de vingt francs. Il demeurait aux abattoirs de Grenelle en 1830-1831 ; 136, rue Saint-Honoré en 1833 ; 8, abattoir Montmartre chez M. Halet en 1835 ; à Montmartre en 1836 ; aux abattoirs de Grenelle en 1837 ; 10 bis, bd Rochechouart en 1838 ; à l’abattoir Popincourt, 7, rue Parmentier ou 5, rue Parmentier, une chambre au 5e étage au loyer annuel de cent vingt francs, en 1840-1841 ; 5, rue Parmentier, hôtel de Bayonne, en 1842-1844 ; 41, rue Popincourt en 1848-1850 ; 19, rue des Amandiers-Popincourt en 1851 ; 17, rue Popincourt en 1853 ; aux abattoirs Popincourt en 1855 ; 17, rue des Amandiers puis 61, rue Saint-Ambroise-Popincourt en 1854. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 1, Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 3 contrôle nominatif des citoyens décorés de la croix de Juillet du Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la croix de Juillet du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1833, (ancien) Xe arrondissement municipal, état d’émargement de la somme de vingt-cinq francs accordée à des décorés du (ancien) Xe arrondissement de Paris à l’occasion des fêtes nationales de juillet 1833, année 1835, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1836, état de répartition de la somme de trois cent dix-huit francs entre MM. les décorés de Juillet domiciliés sur le (ancien) Xe arrondissement, année 1837, 1840, 10e anniversaire, exhumation des victimes de Juillet et service funèbre ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des décorés du Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853 (sous le nom de Dupré, Jean-Baptiste) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45 (sous le nom de Dupré, Jean-Baptiste, Nicolas), idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le seul nom de Dupré), idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Dupré, Jean-Baptiste).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.