Dupuis, Louis, Marie

Biographie


Né le 3 novembre 1798 à Paris. Ancien militaire, devenu ouvrier sur les ports en 1828, imprimeur en juillet 1830. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il sollicita une place de gardien dans un marché. Il reçut, comme médaillé, la somme de vingt-cinq francs auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution. Il reçut, en juillet 1833 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de vingt-cinq francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1834 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de six francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1835 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de neuf francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet. En 1837, le préfet de police rapportait sur son compte : « […] Marié, père de deux enfants qui sont à sa charge. Ce combattant de Juillet, qui sollicite un secours, est tambour maître dans la XIIe légion (sic) de la garde nationale et sa femme gagne de quinze à vingt sols par jour. Il mène une bonne conduite. » En 1838, se présentant comme « des plus dévoués défenseurs du trône constitutionnel et de la dynastie de Juillet », sa femme et un de ses enfants malades, il sollicita un secours et reçut cent francs. Il reçut deux secours de vingt francs en 1839. Il reçut un secours de cinquante francs en 1840, un secours de cinquante francs en 1841. En 1842, la police rapportait sur son compte les renseignements suivants : « Marié, père de deux enfants, fait des commissions sur les ports ; sa femme est aveugle. Ce ménage mérite la bienveillance du gouvernement. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1842, un secours de quarante francs puis un secours de vingt-cinq francs en 1843, un secours de quarante francs en 1844. En 1845, sa femme malade depuis plusieurs années, sa jeune fille continuellement occupée à donner des soins à sa mère et atteinte d’une déviation de la taille qui nécessitait des soins nécessaires et l’achat d’appareils dispendieux, il sollicita un secours et reçut vingt-cinq francs. En 1846, il sollicita un nouveau secours et reçut quarante francs. Chaque fois sa demande était apostillée favorablement par le lieutenant-colonel de la XIe légion de la garde nationale, qui le recommandait comme un « brave homme ». Il reçut un secours de quarante francs en 1847. Il participa à la Révolution de Février et on trouve la mention suivante le concernant dans le travail de la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février : « Je suis de garde en ce moment à la mairie du (ancien) XIe arrondissement. De toutes parts, j’entends louer la conduite du tambour-maître du 2e bataillon, Louis, Marie Dupuis, décoré de Juillet, de Louis, Nicolas Salle (voir Salle, Louis, Nicolas, Jules), tambour des voltigeurs de ma compagnie, également décoré de Juillet, et du jeune Baptiste Fléchelle, tambour de chasseurs dans le même bataillon. Ces braves citoyens se sont admirablement conduits à la prise de la caserne des Grès, à la barricade de la rue de Seine et à l’entrée de notre légion dans les Tuileries. Louis, Marie Dupuis a proclamé la république à l’Hôtel de ville, avec les deux autres tambours et en des termes tels qu’un jeune élève de l’Ecole polytechnique lui a demandé son nom pour signaler sa conduite au gouvernement provisoire. On signale également un ouvrier nommé Aymond, rue de Bièvres, qui s’est fait remarquer dans les mêmes circonstances. » Signé : Douai, Victor ou Bouai, Victor, demeurant 19, rue de la Harpe. Lui-même précisait ainsi sa participation aux combats de Février : « […] Le jeudi 24 février, commandant les tambours qui marchaient à la tête du bataillon de la garde nationale, sous les ordres du colonel Boulay de la Meurthe, et se dirigeant sur les Tuileries, Louis, Marie Dupuis […] sur la demande qui lui en fut faite par les élèves de l’Ecole polytechnique, fit à la hauteur du pont du Carrousel battre la charge aux acclamations de tous ceux qu’électrisait ce bruit précurseur de tant de victoires. Le 25 février entre 1 heure et 2 heures à l’Hôtel de ville et monté sur une échelle prêtée par le citoyen Marteau, marchand vannier, place de l’Hôte-de-Ville n° 27. […Dupuis], un fusil en main et le bonnet phrygien au bout, proclama la déchéance du roi parjure et l’avènement de la république, en mettant alors le bonnet phrygien au bout du drapeau. » Le certificat suivant attestait sa participation aux combats : « Je, soussigné, certifie que le citoyen Louis, Marie Dupuis, décoré de Juillet, tambour maître à la XIe légion, était en tête de la colonne qui a marché sur les Tuileries le 24 février. Au bruit de la fusillade qui avait lieu au Palais-National (lire Palais-Royal, N.D.A.), la terreur s’empara d’une partie des gardes nationaux ; de son propre mouvement, Dupuis commanda la charge et, ranimée par ce fait, aux applaudissements du peuple, la colonne se remit en marche. » Signé, le 12 avril 1848 : Jaubert, élève de l’Ecole polytechnique. En apostille, la propre déclaration de Dupuis : « Le citoyen Dupuis, Louis, Marie, tambour maître à la XIe légion, décoré de Juillet, qui faisait partie du bataillon dirigé sur les Tuileries, le 24 février, sous la direction du colonel Boulay de la Meurthe et du commandant Tilliard. Les citoyens élèves de l’Ecole polytechnique qui faisaient partie du bataillon m’engagèrent à faire battre la charge, que j’exécutais sur-le-champ, aux acclamations unanimes (à la hauteur du pont du Carrousel, quai Malaquais. » Signé : Gaudin, lieutenant de voltigeurs. Suivait l’apostille suivante : « Je reconnais que le citoyen Dupuis, Louis, Marie, tambour maître, faisait partie de la troupe qui est entré la première aux Tuileries le 24 février 1848. » Signé : Cornet, Aristide, élève de l’Ecole polytechnique. Et cette autre : « Le vendredi 25, je me trouvais à l’Hôtel de ville, à l’aide d’une échelle que je plaçai dessous Henri-IV, ayant un fusil en main, le bonnet de la liberté au bout du fusil ; ensuite je proclamais la déchéance du roi parjure aux acclamations du peuple et de suite la république fut par moi proclamée, le bonnet de la liberté fut placé immédiatement au drapeau. L’échelle dont je me servais me fut prêté par le citoyen Marteau, marchand vannier, place de l’Hôtel-de-Ville n° 27. Les citoyens qui m’accompagnaient dans ce fait sont les nommés Salle (voir Salle, Louis, Nicolas, Jules), tambour de la XIe légion ; Emon, ouvrier layetier, 37, rue de Bièvres. Aussi les signatures de : Colin, demeurant 24, bd du Montparnasse ; Jarry (voir Jarry, François, Marie ?), détenu politique. Il fut recommandé par la Commission des récompenses nationales pour un emploi de surveillant dans un monument national. Il était marié et père d’un enfant en 1848. En 1849, il sollicita un secours et reçut cinquante francs. En 1850, les renseignements suivants étaient recueillis sur son compte : « […] Entré en 1830 dans la XIe légion, comme tambour maître et en est sorti volontairement au mois d’août 1848, pour s’établir marchand de vin 6, rue Neuve-Pépinière à Montrouge mais il y fait peu d’affaires et sa position pécuniaire est peu avantageuse. Le sieur Dupuis mène une conduite très régulière et ses opinions politiques sont extrêmement modérées. » A titre de médaillé de Juillet, il reçut un secours de cinquante francs en 1850, un secours de cinquante francs en 1851. En 1852, les renseignements de police rapportaient sur son compte : « […] Tambour de la garde nationale depuis 1814, puis tambour maître, il a fait partie pendant vingt ans de la XIe légion, où il a laissé les meilleurs souvenirs et où son fils est actuellement tambour. […] Dupuis est un brave homme, qu’on dit tout dévoué au gouvernement. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1852. Il reçut un secours de cinquante francs en 1853. En 1854, sa fille infirme, il sollicita un secours et reçut cinquante francs. Il reçut un secours de quarante francs en 1855. En 1856, il sollicita un secours et reçut quarante francs. En 1857, il sollicita un secours. La police rapportait sur son compte : « […] A été débitant de vins ; puis, ayant fait de mauvaises affaires, il est aujourd’hui garçon de place pour les voitures. Bien qu’il ait professé des principes républicains en 1848, le sieur Dupuis ne s’est pas fait remarquer depuis cette époque sous le rapport politique et sa conduite morale est exempte de reproches. Il paraît être dans une position au-dessus du besoin. » Il demeurait 2, rue des Cordiers en 1828 ; 129, rue Saint-Jacques en 1830-1835 ; 130, rue Saint-Jacques en 1836 ; 129, rue Saint-Jacques en 1837-1845 ; 8 bis, rue du Montparnasse en 1846 ; 2, rue Neuve-Pépinière à Montrouge en 1848-1849 ; 23, rue des Deux-Ecus, chez M. Lageste, en 1849-1850 (mais par erreur de l’administration, qui ne le trouva pas à cette adresse, pour lui remettre le secours qui lui avait été alloué) ; 2, rue Neuve-Pépinière à Montrouge en 1850-1851 ; 6, rue Neuve-Pépinière, au lieu-dit Champ d’Asile, à Montrouge, un loyer de cent soixante francs, en 1852-1856. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de VD6 631 n° 1, état nominatif des citoyens décorés de la médaille, auxquels il a été payé une gratification de vingt-cinq francs ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie ; Archives de Paris VK3 43 ; Archives de Paris VI1 1, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet (deux lettres le concernant), idem liste des décorés de Juillet, qui ont reçu un secours de vingt-cinq francs les 27 et 28 juillet 1833, idem 1835, Etat de répartition de la somme de quatre cents francs mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être distribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, idem une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements ; Archives nationales F/1dIII/33 état nominatif des emplois présentés par la Commission des récompenses nationales à M. le préfet de police ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem rapport du 18 juin 1850 et suivants, minutes 120-126, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 387.

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