Durand, Jean
Biographie
Né vers 1785 à Paris (ancien XIe arrondissement). Tourneur en bois. Il s’illustra à la porte Saint-Antoine. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet et un emploi de garde ou de concierge. Restent dans son dossier, les copies certifiées conformes par O’Reilly, en date du 6 février 1832, des certificats qu’il avait déposés. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, tous domiciliés faubourg Saint-Antoine, quartier des Quinze-Vingts, certifions par ces présentes que le sieur Jean Durand nous est notoirement connu pour un honnête homme, de bonnes vie et mœurs, que depuis que cet homme, qui est ancien militaire, a habité le quartier, où il a été élevé et est resté jusqu’à son départ pour l’armée de Belgique après les journées de 1830, comme volontaire, il n’a jamais été à notre connaissance que personne eût à se plaindre de sa probité ni de sa conduite, ni de celle de son épouse et de ses enfants. Nous attestons en outre que le sus-dénommé est père de trois enfants et mérite de fixer l’attention de tous les honnêtes gens de ce quartier. » Signé, le 5 octobre 1831 : Rousselot, propriétaire, demeurant 69, rue de Charenton ; Liénard, débitant de tabac, demeurant 69, rue de Charenton. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que Durand, Jean nous a suivis, en qualité de volontaire, depuis Anvers, qu’à Esschen, il s’est trouvé avec sa compagnie de Belges parisiens, capitaine Journeaux, au milieu des dangers, que trois compagnies ont affrontés dans cette position, le 21 novembre dernier, et qu’il m’a été fait rapport que le susdit Durand comptait parmi les plus braves. Je le recommande à la reconnaissance et à la bienveillance du gouvernement. » Signé, à Esschen, le 23 novembre 1830 : Berlemont, A., Clément, commandant du 2e bataillon ; Petry, lieutenant ; Daulanc, capitaine. Un dernier certificat était signé du capitaine Journeaux, du 2e régiment des chasseurs belges, et attestait la bonne conduite de Durand et qu’il avait demandé son congé pour cause de santé et des blessures qu’il avait reçues devant Maastricht. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 244, rue Saint-Jacques en 1831. Archives de la préfecture de police AA 387 (parfois sous le nom de Durand, Jacques).