Durand, Jean, Etienne
Biographie
Né en 1807 à Villiers-le-Bel. Boulanger. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. En avril 1848, il se présentait en effet comme combattant de Juillet et de Février, ayant assisté à la prise des Tuileries ; il sollicitait une place « pour ouvrir les petites fontaines-bornes établies dans les rues de Paris » ou à défaut quelque autre emploi. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, Charles, Pierre de Nazarieux, commissaire de police de Clichy et de Batignolles-Monceau (Seine), certifions, sur l’attestation des sieurs Laloux, François, nourrisseur, grande-rue de Monceau n° 47 et Guitel, Côme, Denis, cuisinier, impasse bas-d’Asnières n° 5, que le sieur Durand, Jean, Etienne, garçon boulanger, qui réside à Monceau depuis environ cinq ans, est de bonnes vie et mœurs ; que pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier il a fait partie des citoyens qui se sont battus dans Paris pour défendre les droits du peuple et conquérir la liberté. » Signé, le 30 août 1830 : Laloux, François, nourrisseur, demeurant 47, grande-rue de Monceau ; Guitel, Côme, Denis, cuisinier, demeurant 5, impasse bas-d’Asnières. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Jean, Etienne Durand a été présent au commencement de la barricade de la rue des Arcis dont il en est quitte pour aller au château des Tuileries. » Signé, le 29 mars 1848 : Lemaire, demeurant 17, rue des Arcis. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Moi, propriétaire d’une maison rue des Ecrivains n° 20, certifie que le nommé Jean, Etienne Durand, y demeurant depuis environ cinq ans, qu’il s’est toujours bien comporté […]. » Signé, le 28 mars 1848 : Bremare veuve. Il fut recommandé par la Commission pour une mention honorable à paraître dans le Moniteur. En janvier 1850, il demandait encore quelle suite avait été donnée à sa demande. Il était marié en 1848. Il demeurait à Monceau en 1826-1830 ; 20, rue des Ecrivains en 1844-1848 ; 11, rue de la Cloutellerie près de l’Hôtel de ville en 1850. Archives de la préfecture de police AA 387.