Durand, Pierre

Biographie


Né vers 1799. Portefaix. Il participa aux journées de Juillet à Nantes. Il fut proposé pour recevoir la médaille de Juillet par la Commission des récompenses nationales de la ville de Nantes. Il signa, le 4 août 1831, avec Trastour (voir ce nom), décoré de Juillet, Rocher ; Cupin, P. (voir Cupin, Prosper), décoré de Juillet, Cabanne (voir Cabanne, Jean-René), décoré de Juillet, Jeanjot, Louis (il signe bien Jeanjot) et Ageron (voir Ageron, Joseph), décoré de Juillet, le certificat suivant en faveur de Humbert, Jacques, Etienne : « Les habitants de la ville de Nantes, faisant partie de la garde nationale, soussignés, certifient à qui de droit que le sieur Jacques, Etienne Humbert a été un des douze premiers citoyens qui, dans la journée du 30 juillet 1830, ont pris les armes pour la défense de nos libertés ; que, s’étant fait remarquer par sa bonne conduite, il fut nommé capitaine de la garde nationale provisoire et que, par les suffrages de ses concitoyens, il a été maintenu dans ce grade dans l’organisation définitive qui a eu lieu dernièrement, conformément à la loi. En témoignage de quoi, ils délivrent avec plaisir audit sieur Humbert la présente attestation pour lui servir au besoin. » Il signa, lui ou Durand, Emile, le 3 août 1831 et avec Hudôme jeune (voir Hudome, Jean), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trastour (voir ce nom), Ginselo (voir Ginselo, François), Hyrvoix (voir ce nom), Poubeau (voir Poubeau, Henri), Minié (voir Minié, Auguste), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), le certificat suivant en faveur de Chupin, Pierre, Henri : « Nous, soussignés, domiciliés de la ville Nantes, département de Loire-Inférieure, certifions et attestons sur notre honneur qu’il est à notre parfaite connaissance que le sieur Chupin, Pierre, Henri, ancien militaire, père de six enfants encore en bas âge, a pris les armes le 30 juillet 1830 et a combattu sur la place. Il fut chargé par sept ou huit grenadiers de la garnison qui se disposaient à faire feu sur lui lorsqu’ils en furent empêchés par un de leurs officiers qui leur cria Ne tirez pas, c’est un brave. En se retirant, il fut un de ceux qui relevèrent le sieur Rozeau qui fut tué avec plusieurs autres. De retour au Port-au-vin, il concourut à la prise du poste et au désarmement de la troupe qui l’occupait. Il fut un des premiers qui entrèrent dedans ; quelques instants après, il s’opposa avec d’autres habitants au passage de six pelotons de douane qui voulaient jonctionner avec les troupes et qui furent contraintes de rétrograder. Dans toutes ces circonstance, le sieur Chupin a déployé le plus intrépide courage et a dû allier au plus grand dévouement le sang-froid et l’humanité. Nous attestons en outre qu’il est d’une moralité exempte de tout reproche. En foi de tout ce que dessus, nous lui avons délivré le présent, que lui a mérité sa belle conduite, en témoignage de notre satisfaction et pour lui servir et valoir au besoin. » Il signa, le 26 août 1831, lui ou Durand, Emile, avec Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Hudôme jeune (voir Hudome, Jean), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Santerre (voir ce nom), Mabon (voir ce nom), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent), Taupier (voir Taupier, Emile), Petit-Jean (voir Petit-Jean, Alexandre, Louis, Marie), Mazier (voir Mazier, Emile), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire) et Ageron (voir Ageron, Joseph) le certificat suivant en faveur de Fabre, Auguste : « Les soussignés, décorés de Juillet, on l’honneur de vous exposer, que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mit sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté a bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir des renseignements nécessaires sur un de nos concitoyens, Auguste Fabre. Confiants dans son bon droit nous n’avons pas fait de démarches auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense ; à l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence nous venons vous prier, Monsieur le ministre, d’accorder à notre brave concitoyen Auguste Fabre la décoration de juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, monsieur le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il fut un des signataires (soit lui soit Durand Emile), avec Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire), Hudôme jeune (voir Hudome, Jean) Santerre (voir ce nom), Ageron (voir Ageron, Joseph), Gaudinot (voir Gaudinot, Narcisse), Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent), Mazier (voir Mazier, Emile), Mabon (voir ce nom), Taupier (voir Taupier, Emile), Petit-Jean (voir Petit-Jean, Alexandre, Louis, Marie) et Voruz (voir Voruz, Jean, Simon), de la lettre suivante adressée au roi en faveur de Rocher, Michel (voir ce nom) et ainsi rédigée : « Les soussignés, décorés de Juillet, ont l’honneur de vous exposer que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mît sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté à bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir les renseignements sur un de nos concitoyens, Michel Rocher, négociant à Nantes. Confiants dans son bon droit, nous n’avons pas fait de démarche auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense. A l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence, nous venons vous prier, M. le ministre, d’accorder à notre concitoyen, Michel Rocher, la décoration de Juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, M. le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il demeurait à Nantes en 1830. Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part.

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