Durocher, Jean, Claude dit le Petit-Lyonnais
Biographie
Né (Duroché sur son contrat de mariage) le 7 septembre 1790 (bien le 7 septembre 1790 dans son acte de mariage ; mais par erreur le 17 septembre 1790 in Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement et in Archives de Paris VK3 32) à Lyon (Rhône), fils de Durocher, Antoine, boulanger, et de Plasson, Jeanne, Marie, son épouse. Marinier sur le Rhône en 1815-1817, tondeur de drap en 1818, commis marchand de vin en 1830 (par erreur commis d’argent in Archives de Paris VK3 30 ; commis voyageur in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). Il fut blessé d’un coup de crosse reçu dans la poitrine et fut très fortement contusionné, le 29 juillet place Royale, au point de souffrir d’une bronchite. On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « [Dans les combats en face de l’Hôtel de ville, le 28 juillet] Au nombre des citoyens qui se distinguèrent, sont MM. Victor Chevallier, commis négociant et Massot, avocat ; les jeunes Etienne Boulin, de Rouen, et Adolphe Favre, de Lille, M. Fumeran peintre paysagiste, Durocher (de Lyon), Victor Baltar, Raveau fils, MM. Murat et Montessuy, élèves de l’Ecole des Beaux-Arts, Harvé, graveur, furent blessés, le premier en combattant vaillamment sur le pont d’Arcole. On vit un étudiant en médecine, M. Hippolyte Daniel, se précipiter, au milieu d’une grêle de balles, au secours des braves atteints par le feu des royalistes. » Les journaux relatèrent ainsi sa participation aux combats : « M. Durroché, natif de Lyon, et connu sous le nom du petit Lyonnais, a montré, le 28 juillet, un courage héroïque. Posté sur le quai de la Cité depuis 10 heures du matin, après avoir bravé la fusillade des Suisses, il voit trois de ces étrangers tomber sur le pont de la Grève. Il s’élance à travers les balles, s’empare de leurs armes, qu’il partage avec ses compagnons, retourne sur le pont, et y plante un drapeau tricolore. Le petit Lyonnais, qui a combattu aussi au Louvre et aux Tuileries, est en ce moment étendu sur un lit de douleur à l’hôpital de la faculté de médecine. » Marié, père de deux enfants, il reçut un secours de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fit partie avec Lamoure Auguste, Fillias Pierre François, Degournay Pierre, Claude Alexandre, Gombert François, Gostalla Adolphe, Haussmann Georges Eugène, Roques Pierre, Richard Pierre Nicolas, Drouineau Pierre Gustave, Burat, Lacombe, (voir ces noms) des douze membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour les (anciens) Ier et XIe arrondissements. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut un secours de cent francs, le 19 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 31 octobre 1830, un secours de trente francs, le 12 novembre 1830, un secours de quarante francs, le 26 novembre 1830, un secours de quatre-vingt-dix francs, le 3 décembre 1830, un secours de cent trente-cinq francs, le 28 janvier 1831, un secours de quatre-vingts francs (l’apostille A la Charité, est inscrite en face de son nom), le 18 février 1831, un secours (sous le nom de Duroché) de quatre-vingts francs le 18 mars 1831, un secours de quatre-vingts (sous le nom de Durocher), le 18 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 23 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 11 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 août 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Durochet, dit le Petit Lyonnais sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il prêta, le 18 mai 1831, son serment de décoré de la croix de Juillet, nécessaire pour pouvoir retirer cette dernière ainsi que le brevet qui l’accompagnait, à la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de six cents francs versée sur deux ans. Il reçut (sous le nom de Duroché, Jean-Claude), à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut (parfois sous le nom de Duroché), à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de cinq cent francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 14 juillet 1831, la mairie lui fournit, à titre de blessé décoré, un habillement (soit un habit bourgeois de drap bleu, un gilet de casimir noir, un pantalon avec ses guêtres de coutil blanc, un pantalon avec ses guêtres de coutil russe, un chapeau et des souliers). Il fit partie des décorés de la croix de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, choisis pour composer la délégation de décorés présente à la cérémonie d’inauguration de la colonne de la Bastille. Il mourut le 3 octobre 1832 à l’hôpital Necker, des suites de ses blessures. Il laissait une veuve Bergeret, Marie, née le 28 germinal an IV (sans indication du lieu de naissance), fille de Bergeret, Jacques, meunier, et de Herard, Marie, Anne, qu’il avait épousée, le 19 octobre 1815 aux Roches (Isère). Il laissait deux garçons : Antoine né le 1er janvier 1817 aux Roches-de-Condrieu (Isère) et Jacques né le 18 mai 1818 à Vienne (Isère). La mère tenta de faire valoir ses droits à une pension pour elle et pour ses fils. Elle rappela qu’en septembre 1830 elle avait fait parvenir à la Commission des récompenses nationale, par l’intermédiaire de Faure, Félix, depuis pair de France, un certificat délivré par des habitants de Vienne, qui attestaient que ses deux garçons étaient occupés à la tonte des draps et elle-même soit à marquer les pièces de drap soit à coudre. Faure avait sans doute omis de faire parvenir ce certificat à la Commission. Elle ne réussit pas à faire valoir ses droits. En 1834 encore, elle faisait une demande, appuyée par Couturier, Réal et Papeu illisible, députés de l’Isère et aussi par Lafayette George, membre de la Commission des récompenses nationale. En date du 25 mars 1834, le maire de Vienne lui délivra un certificat pour attester qu’elle était de bonnes vie et mœurs et avait « toujours mérité l’estime et la considération de toutes les personnes qui l’ont connue ». Elle toucha un secours de cent francs, sans doute pour solde de tout compte. Il demeurait à Vienne en 1818 ; à Paris depuis 1824 ; 21, rue Guisarde (mais 17 ou 21, rue Guisarde in Archives nationales F/15/2557-2559 ; mais 45, chaussée du Maine in Archives de Paris VD6 639 n° 5 et deux fois in Archives de Paris VD6 633 n° 1) en 1830-1831 ; 45, chaussée Montparnasse en juillet 1831 45, chaussée du Maine en août 1831 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1, 45, chaussée Montparnasse en septembre 1831 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 (11, rue du Montparnasse ou 45, chaussée du Maine in Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement ; mais bien 21, rue Guisarde en 1831 in Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; 45, chaussée du Maine in Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, (ancienne) XIe mairie et in Archives de Paris VK3 19) ; 45, chaussée du Maine sur son acte de décès en 1832 ; sa veuve, 8, rue de Rohan en 1834 pendant son voyage à Paris pour tenter de faire valoir ses droits ; à Vienne en 1834. Le Patriote, 3 août 1830 ; Le National, 5 août 1830 ; Le Constitutionnel, 12 août 1830 ; Révolution mémorable des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Cousin d’Avalon, Paris, Stahl, imprimeur-libraire, quai des Augustins, n° 9, p. 87 ; Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 342 ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 60 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, (sous le nom de Durochet, dit le Petit Lyonnais), Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 (sous le nom de Durochet, dit le Petit Lyonnais) ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, liste nominative des cas exceptionnels du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 87 (sous le nom de Duroché, Jean-Claude) ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés décorés à habiller ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des décorés blessés très nécessiteux et dignes d’intérêt ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, convocations des décorés à la mairie, idem liste des décorés de la croix de Juillet dans le (ancien) XIe arrondissement qui ont prêté le serment prescrit par l’ordonnance, députation de la Bastille, idem cahier vert des prestations de serment (il signe bien de son nom de Duroché, Jean-Claude, commis marchand de vin, demeurant 11, rue du Montparnasse) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 (sous le nom de Duroché) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, liste des décorés de la croix de Juillet, présumés à habiller, idem bulletin des croix, pièces ; Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, (ancienne) XIe mairie ; Archives de Paris VK3 19, lettre en date du 1er février 1832 de la préfecture de la Seine au maire du (ancien) XIe arrondissement, idem liste définitive des cas exceptionnels (une fois sur deux sous le nom de Durocher), idem séance du 13 février 1832 ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie, idem état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 32, (ancien) XIe arrondissement, liste des indemnitaires ; Archives de Paris VK3 43 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Durochet, dit le Petit Lyonnais) ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Marie, Jean, François ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le seul nom de Durocher) et cas exceptionnel (sous le nom de Duroché) ; Archives nationales F/15/ 2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Archives nationales F/15/4240.