Dusautoy, Germain

Biographie


Né le 8 octobre 1802 (mais le 11 octobre 1802 sur les registres du 5e régiment de ligne au ministère de la Guerre) à Courson (Yonne), fils de Dusautoy, Pierre, Louis et de Billout, Julie, Anne. Garçon restaurateur au 1, rue Sartine (mais garçon parfumeur sur les registres du 5e régiment de ligne au ministère de la Guerre). Il donnait le récit suivant de sa participation aux événements de Juillet : « […] Je me suis armé avec de mauvaises armes, comme vous pouvez le croire, pendant les deux premières journées et à l’immortelle journée du 29 juillet je me suis armé avec les armes d’un des grenadiers qui faisaient partie de la garde du Palais-Royal après les avoir désarmés. Je n’entrerai pas dans de plus grands détails. Cependant j’ai aussi fait la campagne de Rambouillet et je faisais aussi partie de la garde mobile qui a été licenciée. » Sa lettre était certifiée contenant des faits véritables par Rocquelin, facteur à la halle au blé, demeurant 1, rue Sartine ; Berger, demeurant 1, rue Sartine ; Goiron ; Camus, parfumeur, demeurant 125, rue Saint-Denis (voir plus bas) ; Denot illisible, demeurant 8, rue Baillif, qui ajoutait que Dusautoy était resté cinq mois à son service, « que sa conduite, sa fidélité et son dévouement pour les besoins du service en général méritent les plus grands éloges. Je le crois très capable d’occuper l’emploi qu’il sollicite et qui serait une juste récompense des services qu’il a rendus à la cause de la liberté dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier. » L’adjoint à la Commission du (ancien) IVe arrondissement, Frémicourt, rédigea la note suivante à son sujet : « [illisible] J’ai visité chacun en particulier des signataires de son certificat. Tous ont rendu hommage au courage, au dévouement de cet homme. D’autres renseignements ont été d’accord avec ceux-ci. Dusautoy est un homme probe, il est recommandé d’une manière toute particulière, il mérite une récompense particulière. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il sollicitait d’entrer au service du roi, soit dans les vins soit pour l’entretien de l’argenterie, ou comme employé-commis aux barrières d’octroi. Rougeot, major de la IVe légion de la garde nationale, signa un certificat en sa faveur pour attester de sa présence dans le 1er peloton de la colonne qu’il dirigeait au camp de Rambouillet. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « N’a pas fait grand-chose. Il aurait fait davantage s’il eût été armé. Prendre de nouveaux renseignements. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Le 14 mars 1831, il s’engagea volontaire, voltigeur au 4e bataillon du 5e régiment d’infanterie légère, en garnison à Charleville (Ardennes) (au 66e régiment de ligne à Saint-Denis sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien 5e régiment de ligne à lArmée du Nord in Archives de Paris VD6 281 n° 1). Sa médaille et son brevet lui furent délivrés le 7 septembre 1831, par procuration de Samus illisible, professeur, demeurant 125, rue Saint-Denis (voir plus haut). Le 28 juillet 1837, se trouvant sans occupation depuis qu’il avait reçu son congé, « dans une position difficile à dépeindre », il sollicita un secours, n’ayant jamais participé aux distributions de gratifications ou de secours. Il reçut sans doute vingt francs. Le 21 août 1838, sans doute à l’occasion d’une nouvelle demande de secours, le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Ne demeure plus rue des Cinq-Diamants n° 4. Une succession lui étant échue, il s’est établi récemment limonadier-restaurateur à Bercy. Sa position paraît aisée. Il jouit d’une bonne réputation sous le rapport de la conduite et de la moralité. » Il demeurait 1, rue Sartine en 1830 ; hôtel des Cinq-Diamants, 4, rue des des Cinq-Diamants en 1838 ; ses parents, à Courson en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Etat nominatif des militaires décorés de la croix spéciale ou de la médaille, inscrits sur les listes du (ancien) IVe arrondissement de Paris ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Liste des militaires ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement, Archives nationales F/15/4240 ; Archives du ministère de la Guerre GR 34 YC 186.

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