Dusouich, Charles, Amable, Alban, Judas

Biographie


Né le 6 avril 1812 à Amiens (Somme). Elève de l’Ecole polytechnique. Il donna le récit suivant de sa participation à la révolution de Juillet : « Le jeudi 29 juillet, je suis parti dans l’après-dîner de l’Hôtel de ville pour me rendre au Palais-Royal avec le colonel Thierry (voir Thierry, Gaspard, François), qui était chargé du commandement de ce poste. Je suis resté ave lui jusqu’au 31, où je fus chargé du commandement de l’artillerie de l’ex-garde et du ralliement de tout ce qui concernait les personnes et le matériel de cette arme. Le 2 août, je me suis rendu à Rambouillet avec quelques pièces et les patriotes qui étaient venus faire le service de l’artillerie à l’Ecole militaire et une quinzaine d’artilleurs de l’ex-garde. Nous en ralliâmes un grand nombre, qui désertaient l’armée de Charles X. J’ai quitté l’artillerie le 9 août. Je me suis opposé, sur la place de Grève, à des hommes de Juillet qui voulaient sévir trop promptement et sans motif fondé contre un individu qu’ils prenaient pour un espion et qui semblait être un ecclésiastique. » Selon le rapport que fit Lannoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), autre élève de la même Ecole et choisi pour établir les droits de chacun des élèves à une récompense honorifique, en fonction de la part prise aux combats de Juillet, et cette part prise en uniforme ou en habits bourgeois, ne semble pas avoir participé aux événements de Juillet au point d’être récompensé par une quelconque distinction honorifique. Le 19 avril 1831, le commandant en second de l’Ecole polytechnique rapportait sur lui qu’il faisait partie d’une « liste nominative de ceux des élèves de l’Ecole polytechnique qui, n’ayant pas été désignés par les quatre [Baduel, Bosquet, Solignac et Gavaret, membres de la sous-commission chargée d’examiner les droits à une récompense honorifique pour chacun des élèves encore présents à l’Ecole polytechnique en 1831, N.D.A.] que vous avez entendus dernièrement, m’ont cependant déclaré avoir pris une part plus ou moins active aux événements de juillet 1830. J’ai la conviction qu’un plus grand nombre a concouru à ces événements mais que, par une modestie honorable, ils n’en veulent tirer vanité ni recevoir récompense ou même éloge. Je doute même beaucoup que tous ceux cités d’autre part se rendent, ainsi qu’ils y ont été invités devant la Commission réunie à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça à aucune voix pour la croix, aucune voix pour la médaille, cinq voix pour une mention et une voix pour rien. Il était encore élève de l’Ecole en 1831. Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants.

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