Dususiau, Alexandre, Louis, Alix
Biographie
Né vers 1805 à Saint-Mandé. Imprimeur en papiers peints. Il s’illustra à la prise de la caserne des Suisses de la rue de Babylone puis à l’Ecole militaire. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Dususiau, Alexandre, Louis, Alix, demeurant à Paris, place Fontenoy n° 11, présentement caporal à la 4e compagnie du 1er bataillon de la Xe légion, s’est conduit dans la mémorable journée du 29 juillet 1830 d’une manière vraiment digne d’éloges, en combattant avec nous contre les Suisses de la caserne de Babylone jusqu’à leur entière défaite et dès après s’est porté avec nous sur l’Ecole militaire, pour la prise des postes de cette caserne. Là, il a empêché le pillage, en ne laissant sortir personne avec des effets, et y a séjourné quatre jours sans désemparer, établi par ordre de M. le commissaire, pour le maintien de l’ordre. Qu’indépendamment depuis cette glorieuse journée il n’a cessé de faire partie de la garde nationale, où son zèle, son activité lui ont mérité les suffrages d’être promu au grade de caporal. Attestons en outre ses bons principes, qu’il a manifestés dans toutes les circonstances où si souvent il s’est réuni à nous pour participer au rétablissement de l’ordre public. Estimons que ses qualités morales doivent lui mériter l’estime publique et des droits à la reconnaissance nationale. » Signé, le 15 août 1830 : Morin, capitaine commandant, chevalier de la Légion d’honneur ; Delarue, chasseur ; Baugat, sergent ; Pache ; Bugnot, lieutenant ; Despland, chasseur, caporal : Evrard, sergent-major ; Momard ou Momer illisible ; Jolis ou Solis, sous-lieutenant à la 4e compagnie, qui attestait que Dususiau, depuis le rétablissement de la garde nationale, s’était toujours comporté « d’une digne d’éloge » ; Bessenot, sergent à la 4e compagnie ; Laurent, Achille « membre du conseil de famille » ; Dumontiers ; Dolbey, fabricant de papiers peints, sergent à la 4e compagnie du 1er bataillon de la Xe légion, qui attestait que Dususiau s’était « trouvé un des premiers avec moi pour défendre le pillage de l’Ecole militaire et qu’il n’a pas quitté que l’ordre ne soit rétabli » ; Brun, concierge de l’Ecole militaire, qui attestait que Dususiau « a contribué beaucoup à empêcher le pillage de l’Ecole militaire et avoir resté au poste pendant quatre jours jusqu’au moment que la tranquillité était parfaitement rétablie » ; Andryane de la Chapelle (voir Andryane de la Chapelle, Louis, Simon), chef du 1er bataillon de la Xe légion. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Kleinne, déclare et atteste avoir vu M. Dususiau, demeurant place Fontenoy, combattre pour la liberté, notamment à la prise de la caserne de Babylone, où il s’est comporté en brave citoyen. » Signé, le 10 août 1830 : Kleinne. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Moi, Jean-Louis Beudin, propriétaire, demeurant à Paris, 11, place Fontenoy, certifie que M. Dususiau demeure chez moi depuis quatre ans et qu’il s’est toujours comporté sans reproche. Il est père de deux enfants en bas âge et lui sans ouvrage. » Signé, le 11 juillet 1831 : Beudin, Jean-Louis, propriétaire, demeurant 11, place Fontenoy ; Conty, épicier ; Dolbey, fabricant de papiers peints. Il était marié et père de deux ou trois enfants en 1831. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme dans une position aisée. Il demeurait 11 bis, place Fontenoy ou 11, place Fontenoy en 1828-1831. Archives de la préfecture de police AA 387.