Dutheil, Const
Biographie
Ouvrier. Blessé au bras et au dos, il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il demeurait 16, rue de la Voierie en septembre 1830. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 58. Voir sans doute Dutheil, Victor même adresse ?
Duthilleul, Hippolyte, Romain, Joseph.
Né le 8 septembre 1788 à Douai (Nord). Le maire de Douai, Auguste Malotau de Guerne, adressa au préfet du Nord, le 3 décembre 1831, les renseignements suivants sur son compte, afin de lui faire obtenir la croix de Juillet : « Comme ancien ami et condisciple de monsieur Duthilleul, que je n’ai pas perdu de vue depuis son enfance, j’ai pensé qu’il m’appartenait de vous donner des notes précises sur ce qu’il a fait depuis son entrée dans le monde. Comme maire de la ville de Douai, je crois devoir appuyer de tous mes moyens, la demande que M. le sous-préfet de cet arrondissement vous adresse, afin d’obtenir une croix d’honneur pour M. Duthilleul ; je crois devoir pour faire connaître combien cette distinction méritée sera vivement appréciée par tous nos concitoyens et leur inspirera de reconnaissance pour notre bon roi Louis Philippe et son gouvernement. Hippolyte, Romain, Joseph Duthilleul, né à Douai le 8 septembre 1788, juge de paix, conseiller municipal et membre du Conseil académique, membre de la Société royale des antiquaires de France, de la Société royale académique des sciences de Paris, des académies de Boulogne, Cambrai, Lille, Saint-Quentin, Valenciennes, de l’Académie des beaux-arts de Gand ; entré dans l’administration militaire le 12 prairial an XII, employé au camp de Boulogne, à l’armée de hollande, à celle du Nord, en Espagne et à l’armée des Pyrénées de 1808 à 1813 comme agent supérieur. Licencié sans traitement après 1815, secrétaire perpétuel de la Société centrale d’agriculture, sciences et arts du département du Nord, destitué en 1822 par ordre de M. Corbière à cause de son vote et de ses écrits constitutionnels. Collaborateur de divers journaux libéraux, fondateur et rédacteur en chef du Mémorial de la Scarpe en 1826. Lors de la révolution de Juillet, le journal était sous le poids d’une condamnation, il a été amnistié par la loi rendue à cet effet. Le Mémorial de la Scarpe eut les honneurs de la saisie pendant les glorieuses journées, lui huitième en France entre les cent cinquante journaux qui se publiaient alors dans les provinces. M. Duthilleul en était alors le rédacteur et gérant responsable. Il est à la connaissance de tous que le jour de la saisie deux honorables fabricants de Douai, MM. Thomassin et Blot, offrirent à M. Duthilleul l’appui de deux mille ouvriers pour empêcher la saisie des presses du Mémorial, qu’il le refusa dans la crainte d’une effusion de sang et que par son influence comme il … des procès-verbaux et empêcha que cette saisie ne fut ensanglantée. Ce fut lui qui, au moyen de la correspondance particulière qu’il recevait de Paris vingt-quatre à l’avance sur les journaux de la capitale annonça publiquement rue Saint-Thomas que le drapeau tricolore flottait à Paris et contribua à le faire arborer dans nos murs. La liberté conquise, M. Duthilleul n’a plus eu d’autre pensée que de consolider le trône de Juillet et de nous assurer à toujours les bienfaits de notre révolution. Monsieur le préfet, vous sentirez mieux que personne l’opportunité d’honorer l’écrivain qui, après avoir fait une courageuse opposition lorsque les libertés de la France étaient anéanties, n’a pas craint depuis la révolution de perdre sa popularité pour soutenir le respect dû aux lois, et les vrais principes de l’ordre et du gouvernement constitutionnel. Vous voudrez l’élever au-dessus de ces journalistes qui, depuis juillet 1830, continuent une opposition fougueuse et systématique, prêchant l’anarchie et à qui il n’a pas illisible dans les dernières circonstances de soulever nos populations d’ouvriers. » Archives nationales F/1dIII/81, dossier Nord.