Duval, Jean
Biographie
Né vers 1791 à Fougerolles (Mayenne). Il s’illustra au Pont-Neuf, à l’Hôtel de Ville et à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Duval, Jean, âgé de quarante et un ans, demeurant rue Jean-Pain-Mollet n° 14, a donné, dans les journées des 27, 28 et 29 juillet les preuves les plus évidentes du plus pur patriotisme, en combattant pendant ces trois mémorables journées, sans relâche et toujours sur les points les plus périlleux. Encouragé par l’exemple du sieur Antoine Batbole, ancien artilleur de la vieille garde, près duquel il a constamment combattu et avec lequel il a partagé tous les dangers, il n’a point été blessé mais, aux yeux des individus qui l’ont vu partager les dangers et les périls qu’il a fallu affronter pour établir la liberté, ils n’hésitent pas à déclarer qu’il a bien mérité de la patrie. » Signé, le 23 janvier 1831 : Chancel, marchand de meubles, demeurant 1, rue des Coquilles ; Soreau fils, marchand horloger, demeurant 1, rue des Coquilles ; Millau illisible, tabletier, demeurant 16, rue des Arcis ; Paris, marchand de vins, demeurant 27, rue des Arcis ; Marette, propriétaire, demeurant 14, rue Jean-Pain-Mollet ; Henry, demeurant 14, rue Jean-Pain-Mollet ; Le Guerinan illisible, menuisier, demeurant 8, rue des Arcis, qui ajoutait certifier que Duval avait « deux fois empêché de mettre le feu à un des pieds du pont Notre-Dame étant au coin de la rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie » ; Eustache (voir ce nom), chef d’atelier aux Messageries du commerce, caporal de la 3e compagnie du 2e bataillon de la Xe légion de la garde nationale, qui ajoutait : « Je reconnais que le sieur Duval s’est battu à côté de moi à la prise de la caserne de Babylone et qu’il s’est battu en vrai camarade. C’est à cet effet que je lui délivre la présente signature. » Il était tambour de la VIIe légion de la garde nationale en 1831. Il demeurait 14, rue Jean-Pain-Mollet en 1831. Archives de la préfecture de police AA 387.