Duvignaut, Pierre, Aristide
Biographie
Né (sous le nom de Duvignaud, Pierre, Aristide) le 3 ventôse an XI (bien le 3 ventôse an XI dans son acte de naissance, mais par erreur le 28 ventôse an XI in Archives nationales F/1dIII/34 ; le 3 ventôse an III in Archives nationales F/1dIII/38 A) (22 février 1803) à Angoulême (Charente), fils de Duvignaud, Denis (sic dans l’acte de naissance), gendarme à cheval, et de Doux, Marie. Artiste peintre, envoyé à l’académie des Beaux-Arts par la ville d’Angoulême. Il fut blessé, le 29 juillet pendant l’attaque du Louvre, de quatre coups de baïonnette à la poitrine et l’abdomen (ou d’un coup de baïonnette entre la première et la deuxième côte, et qui pénétra dans la poitrine selon le rapport de Sensier ; ou encore de quatre coups de baïonnette, deux à l’os des îles et les autres dans la poitrine in Archives nationales F/1dIII/38 A). Il fut soigné par les docteurs Piet et Foissac. Le rapport de Sensier précisait à son sujet : « Ce jeune homme s’est fait remarquer par une rare intrépidité, d’abord le 28 juillet sur la place de l’Hôtel de ville, en s’élançant au milieu de la mitraille sur une compagnie de Suisses, pour délivrer trois jeunes gens qu’on allait égorger, et sur le boulevard Saint-Martin, où il a sauvé la vie au nommé Gemot, ancien élève de droit, que la garde royale voulait tuer. Le 29 juillet il pénétra un des premiers dans les retranchements du Louvre, où il a été blessé. Le 29, malgré la gravité de sa blessure, il s’est porté à l’assaut des Tuileries, et de là, au Louvre, pour préserver le Muséum. Il est muni des plus honorables certificats. » La fiche de sa mairie le disait mériter « sous tous les rapports le plus vif intérêt ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Duvignaud, Pierre, Aristide sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de huit cents francs (pourquoi n’est-il pas sur les listes du Bulletin des lois ?). Il lui fut accordé, à titre de blessé de la 4e classe, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Quoique sans services antérieurs, il fut, sur proposition de la Commission des récompenses nationales, nommé sous-lieutenant (lieutenant sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 mais aussi in Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 5 octobre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/34) dans la gendarmerie. Il fut nommé, sur la proposition de la Commission des récompenses nationales, officier dans la gendarmerie dans la ville d’Angoulême en 1831 ; il reçut sept cent cinquante francs comme indemnité de première mise. Il demeurait 19 bis, rue Chantereine en 1830. Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 21, 32 (sous le nom de Duvigneau) ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 52 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IVe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 95 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la croix de Juillet du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Duvignaut, Pierre, Aristide) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/33 lettre du ministère de la Guerre en date du 29 août 1831, adressée au ministre de l’Intérieur ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 (sous le nom de Duvignaud, Pierre, Aristide) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de douze blessés) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 4e classe.