Eberhardt, Jean, Philippe
Biographie
Né le 29 août 1787 à Barr (Haut-Rhin). Ancien sous-officier, ayant servi douze ans, ouvrier orfèvre en 1830, sculpteur en 1848. Il quitta Strasbourg en novembre 1829, faute d’ouvrage, laissant sa femme et leurs six enfants, afin de trouver du travail. Il prit part aux combats en juillet 1830. En novembre 1830, sans ouvrage depuis la révolution, « dans une détresse déplorable », ne pouvant pas même envoyer des secours à sa femme et à ses enfants, il sollicita « le secours d’une place dans l’administration des Eaux et Forêts ou des Ponts et Chaussées ». Sa demande était apostillée ainsi par Benjamin Constant : « Le pétitionnaire, recommandable par sa moralité et par la part qu’il a prise aux mémorables journées de Juillet m’enhardissent à le recommander respectueusement à la bonté de Sa Majesté. » Il était porteur d’un certificat de bonnes vie et mœurs, délivré, le 6 novembre 1830, par le commissaire de police du quartier du marché Saint-Jean, et sur le témoignage de : Perret, Benoît, Emmanuel, propriétaire, demeurant 15, rue de la Verrerie ; Degoul, Jean, marchand d’eau-de-vie, demeurant 6, rue Renault-Lefèvre. Ces derniers attestèrent en effet « que le nommé Eberhardt, Jean, Philippe, âgé de quarante-trois ans, ouvrier orfèvre, demeure à Paris depuis environ un an chez le sieur Perret, rue de la Verrerie n° 15, qu’il jouit de ses droits civils, d’une conduite très régulière, père de six enfants, qu’il n’a pas de travaux depuis les événements mémorables de juillet dernier, auxquels il a pris part, qu’enfin par sa moralité et sa position il est digne de la bienveillance de l’autorité ». Le 13 mars 1848, ayant à sa charge deux filles infirmes, Julie âgée de 19 ans, Emilie âgée de 15 ans, et une autre, Dorothée, Caroline, âgée de 26 ans malade depuis un an, un fils militaire en Afrique, il sollicita des secours « croyant que la république ne veut pas que l’on meurt de faim » ou une place de garde forestier. Il demeurait 15, rue de la Verrerie en 1829-1830 ; 13, rue Phélippeaux en 1848. Archives nationales F/1dIII/54.