Edeline, Pierre, Achille, Isidore

Biographie


Né vers 1803 à Vico (Corse), fils d’un lieutenant-colonel. Il s’illustra à la Grève, au Louvre et dans plusieurs autres endroits. Il fut à partir de la révolution employé comme secrétaire par le général de Blanmont (Marie, Pierre, Isidore), commandant de l’Oise. En juin 1831, il adressa une lettre à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, pour expliquer que, « absent de Paris depuis les grandes journées de Juillet », il n’avait fait encore aucune démarche pour obtenir la décoration, qu’il ignorait la marche à suivre et les pièces à présenter pour établir ses droits, mais qu’il croyait avoir mérité la décoration, par sa conduite, ce que pouvaient attester « plusieurs citoyens dignes de foi et combattants dans ces trois jours. Il joignait à sa lettre le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Edeline, Pierre, Achille, Isidore, de Gisors, département de l’Eure, ancien sous-officier, aujourd’hui secrétaire intime de M. le baron de Blanmont, maréchal de camp, commandant le département de l’Oise, grand officier de la Légion d’honneur, a donné des preuves du plus grand dévouement à la cause de la liberté dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il s’est distingué dans le combat comme un brave et vrai patriote, qu’il ne s’est retiré qu’après la victoire. » Signé : Paignard (voir Paignard, Léopold ?) ; Pitou, L., ancien sergent au 108e de ligne ; Dugas de Brioude (voir ce nom ?) ; Reybaud, officier supérieur en retraite. Le maréchal de camp, Blanmont, adressait le 1er juillet 1830, une lettre à la Commission, pour expliquer la situation d’Edeline : « Le sieur Edeline, Pierre, Achille, qui a assisté aux affaires de Juillet pendant les trois journées, ainsi qu’à Rambouillet, s’est rendu, par suite de fatigues, dans sa famille à Gisors (Eure). C’est sans contredit un de ceux qui se sont le plus distingués, ce qui pourra être attesté par plusieurs de ses camarades. Il n’a fait aucune démarche pour obtenir la décoration accordée aux braves de ces journées, cela tient à sa modestie ordinaire ; mais il n’en n’est pas moins vrai que, puisqu’il a combattu avec courage et distinction, je l’engage à poursuivre ses démarches auprès de la Commission, où il doit avoir été désigné. M. Edeline est avec moi depuis près de six mois, où il n’a nullement pensé à faire les démarches qui conviennent dans cette circonstance ; mais comme il s’est montré aussi digne de récompense à l’armée que dans les glorieuses journées de Juillet, j’ai l’honneur de vous prier, monsieur le président, de le comprendre dans le nombre des braves à qui le gouvernement accorde la décoration pour leur conduite reconnue et attestée, ainsi que cela vous sera assuré. » Edeline demandait la Croix de Juillet et une sous-lieutenance. En 1830, il était veuf et père d’un enfant. Il demeurait 7, rue de la Comète en 1830. Archives nationales F/1dIII/87.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.