Edmond, Aimée, Geneviève, veuve Rigault
Biographie
Née le 10 octobre 1752 (ou le 11 octobre 1752) à Auxerre (Yonne). Marchande orfèvre. Elle fut blessée d’un coup de feu au sein droit, le 28 juillet à 10 heures du matin alors qu’elle rentrait d’avoir déposé devant sa porte un panier d’ordures. Un certificat la présentait ainsi : « […] Après avoir été autrefois dans une grande aisance, elle est réduite aujourd’hui à l’existence la plus modique. Elle ne peut plus vaquer à ses petites affaires comme avant sa blessure. Elle a reçu très peu de secours et sa longue maladie lui a coûté beaucoup. Elle souffre toujours de sa grave blessure. » Elle reçut un secours de cinquante francs, le 17 août, sans doute à la mairie de son domicile. Elle reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 5 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteinte, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu, en gouttière, à la partie supérieure du sein droit ; guérie avec adhérence de la cicatrice, quelques difficultés et quelques douleurs dans la partie blessée. » Elle fut admise dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de six cents francs versée sur deux ans (pas trouvé son nom sur les listes du Bulletin des lois, peut-être était-elle décédée, vu son âge). Elle reçut (sous le nom de veuve Rigaut), à titre de blessée de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Elle reçut aussi (sous le nom de veuve Rigaut), à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Elle demeurait 29, quai Bourbon en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, liste nominative des cas exceptionnels du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 (sous le nom de veuve Rigaut) ; Archives nationales F/1dIII/36, (ancien) IXe arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission (sous le nom de Edmon, Edme, Geneviève) et dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de veuve Rigaud), état des (23) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à des secours temporaires ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le nom de veuve Rigaut) et cas exceptionnels (sous le nom de veuve Rigaut).