Elie, Nicolas, Hilaire
Biographie
Né vers 1779 à Versailles (Yvelines). Marchand d’abats ou marchand tripier. Il fut blessé en faisant des barricades ; le genou droit luxé et la malléole externe droite contusionnée, il fut soigné, le 2 août 1830, par le docteur Dudon, demeurant 7, rue Hélène aux Batignolles-Monceau ; ce dernier estimait que Elie serait « très longtemps impropre à la marche ou à des travaux qui exigent une action forcée de la jambe et de la cuisse ». L’examen de ses droits fut sans doute instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il n’obtint rien. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir une pension. Il présenta le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifient bien connaître le sieur Elie […] pour un homme de bonne vie et mœurs, ayant toujours manifesté les sentiments les plus purs dans l’intérêt de la patrie ; qu’il est à leur connaissance que, dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, il a combattu pour la cause de la liberté et qu’il a été blessé au genou et à une cheville de la jambe droite. Signé, le 3 août 1830 : Tonnelier ; Lefèvre ; Trousselot ; Boisard ; Dibel ; Gency ; Lefevre ; Moiriau ; Dubois ; Levron ; Planque ; Devaux ; Roux. On trouve sur son dossier l’annotation suivante : « Il a déclaré que ce n’est que par vice de rédaction qu’il est dit dans son certificat ci-joint qu’il a combattu. Il déclare qu’il n’a fait que des barricades et relever des blessés. Etant estropié du bras droit, il n’aurait pu tirer un fusil. Cette première blessure est la suite de ses services militaires. Il a en sa possession les pièces justificatives de ses services militaires et les représentera au besoin. » Il demeurait 22, rue des Deux-Ecus en 1830. Archives nationales F/1dIII/87.