Enis, Jean-Baptiste

Biographie


Né vers 1799. Brossier. Père de famille, il sollicita, en 1831, des secours auprès du préfet de la Seine, rappelant ainsi sa participation aux journées de Juillet : « […] Lors des affaires de juillet 1830, il a cru devoir faire son devoir de citoyen en participant au patriotisme de ses compatriotes dès le 27 juillet lors des premières barricades, après lesquelles il s’est transporté à l’Hôtel de ville le 28, où il a fait son devoir de citoyen français et d’ancien serviteur du 31e régiment de ligne ou par une conduite irréprochable il avait su se concilier la bienveillance de ses chefs. […] Le 29 juillet, se trouvant rue de Cléry lorsqu’on s’empara des armes du magasin du sieur Blanchard, il eut en partage une carabine à deux coups, évaluée par ledit Blanchard à la somme de huit cent trente francs et qu’il rapporta ladite carabine, après la lutte terminée dans les premiers jours d’août, que le sieur Blanchard, reconnaissant le désintéressement du citoyen Enis, lui délivra, sans qu’il le demandât un certificat, lequel en ce moment est déposé à la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et que de plus le sieur Blanchard donna, de sa propre bourse, une somme de quinze francs qu’accepta, vu sa position, le citoyen Enis […]. » Sa lettre était apostillée par Botin (illisible, capitaine commandant la 3e compagnie du 2e bataillon de la VIIe légion de la garde nationale ; Berthaux, Alexandre, « en qualité de témoin oculaire », décoré de Juillet sous le numéro 138 auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (pas retrouvé...). Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, déclare que le nommé Enis, Jean-Baptiste, m’a rapporté un fusil de ma façon, qu’il avait pris chez moi dans les trois journées de juillet 1830, lequel fusil se trouva en report à l’état de mes pertes porté en recettes sous son numéro 307 (numéro d’ordre des fusils de ma façon). Je déclare en outre que le susnommé m’était tout à fait inconnu avant ces circonstances de restitution, ce qui prouve en sa faveur. » Signé, le 21 septembre 1831 : Blanchard, arquebusier, 36, rue de Cléry. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il demeurait 5, rue des Menetriers en 1830. Archives nationales F/1dIII/87.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.