Epailly, François-Xavier
Biographie
Né le 9 pluviôse an XI aux Petites-Chiettes (ancien nom de la commune de Bonlieu) (Jura). Entrepreneur de maçonnerie. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 6 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27 à 8 heures du soir porte Saint-Denis, a entendu dire qu’il fallait se réunir le lendemain ; il a lutté contre les gendarmes sur les boulevards. Le 28, à la porte Saint-Denis, a travaillé aux barricades, a été dans plusieurs endroits pour avoir des armes ; a froissé les drapeaux dans une mairie ; il a fini par avoir deux pistolets, s’est battu à la halle aux viandes ; a vu le fait de Guérin (voir Guérin, Pierre) ; a eu le fusil d’un garde national avec lequel il combattait, l’a jeté pour courir sur le boulevard prendre celui d’un garde royal blessé, pour armer un autre individu ; rentré chez lui à 10 heures. Le 29, a distribué de la poudre qu’on avait déposée chez lui ; place Saint-Germain-l’Auxerrois, l’entrée du Louvre,. Rambouillet. » Dans la même séance, le jury notait sur un autre registre : « Epailly ayant déclaré avoir vu Guérin (voir Guérin, Pierre) le 28 juillet sous les piliers de la halle, au moment où le Suisse lui rendit son arme, s’en servir à l’instant même pour le tuer, sans y être provoqué, sur la proposition d’un membre, le jury décide à l’unanimité que ce fait rend Guérin indigne de toute espèce de récompense honorifique. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 6 avril 1831, à sept voix pour la croix, trois voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 31, rue des Fossés-Saint-Marcel en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VK3 17, deux feuillets séparés de décorés de la Croix de Juillet auprès du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 6 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 6 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement.