Erard, Louis, Hippolyte

Biographie


Ouvrier bijoutier en or. Selon les documents qu’il transmit à la Commission des récompenses nationales instituée après la révolution de Février, pour solliciter un secours, il combattit en juillet 1830. Il fournit en effet le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le citoyen Erard, Louis, Hippolyte, a combattu avec courage dans les journées de juillet 1830 et a été un des premiers à faire partie de la formation de la garde nationale dans la 2e compagnie, 4e bataillon de la IIIe légion que je commandais à cette époque en qualité de capitaine en premier. Son exactitude à faire son service et sa conduite irréprochable que je lui ai toujours connus lui ont valu l’estime de toute la compagnie et le grade de sergent. » Signé, le 17 juin 1848 : Davril aîné, négociant, 4, place des Victoires. En août 1848, il expliquait qu’il était dans une très grande pénurie, du fait du manque d’ouvrage, que combattant de Juillet, il n’avait jamais rien demandé, pas même à travailler dans les ateliers nationaux, Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier était un reçu, sans autre explication : « Reçu du citoyen Erard, un sabre-poignard, une giberne, un fusil avec baïonnette et un ceinturon. ». Le deuxième certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, citoyens de Paris, quartier Bourg-Labbé et Grenetat, certifions que le citoyen Erard, Louis, Hippolyte, ouvrier bijoutier, est un des premiers qui ont pris les armes le 22 février et qu’il a formé et défendu les barricades pendant les glorieuses journées des 22, 23 et 24 février contre les attaques réitérées de la garde municipale. » Signé, le 28 février 1848 : Jeance, demeurant 23, rue du Caire ; Jolin, demeurant 219, rue Saint-Denis ; …iroux, demeurant 196, rue Saint-Martin ; Florance, demeurant 228, rue Saint-Denis ; Clavel, demeurant 252, rue Saint-Denis ; Maréchal, demeurant 272, rue Saint-Denis ; Deforge ; Souchez. « Nous, soussignés citoyens de la rue Rambuteau, certifions que le citoyen Erard, Louis, Hippolyte a concouru à former et à défendre avec bravoure les barricades de notre quartier et nous lui avons signé le présent témoignage avec justice. » Signé : Coerelle, demeurant rue Rambuteau ; Lazert, capitaine ; A. Lamiele illisible, demeurant 4, rue Bar-du-Bec ; Michel, demeurant passage des Anglais ; Laimé, demeurant 48, rue Beaubourg ; Potiron ; Lepage ; Chillet, demeurant rue du Grenier-Saint-Lazare ; Cormier ; Clément, demeurant rue Rambuteau. Un certificat de la 3e compagnie du 2e bataillon de la VIIe légion de la garde nationale attestait qu’il avait fait son service « avec exactitude, dévouement et courage dans les journées des 23, 24, 25 et 26 juin dernier [1848] » et qu’il avait « montré du zèle, qui mérite l’estime de toute la compagnie ». Signé, le 29 juin 1848 : Robinet, capitaine ; Barthelemy, lieutenant ; Cabade, A., sergent-major Le comité d’enquête institué près la Commission des récompenses nationales le recommanda auprès de la Commission pour un secours une fois donné. Il demeurait 3, passage des Anglais dans le quartier Saint-Martin en 1848. Archives nationales F/1dIII/87.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.