Eymond, Jean, Antoine
Biographie
Né le 29 décembre 1781 à Toulouse (Haute-Garonne). Imprimeur en caractères. Il fut blessé d’une déchirure à la jambe droite, le 28 juillet devant les Bains-Chinois par suite de la chute d’un arbre. Il fut soigné à l’ambulance du séminaire Saint-Sulpice. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut un secours de soixante francs, le 18 avril 1831, un secours de quarante francs, le 18 mai 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 18 juin 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par suite de la chute d’un arbre en faisant des barricades, à la partie antérieure et moyenne de la jambe droite, guérie sans infirmité, de qui doit le faire ranger dans la première classe des blessés, s’il est constaté que ce soit le résultat de la part qu’il a prise aux affaires de Juillet. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut une indemnité définitive de cent vingt francs. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive et à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de deux cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut de la part de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, à titre de blessé non décoré, un habillement (soit une redingote, un gilet, et un pantalon de coutil gris avec ses guêtres, un chapeau et des souliers). Il était marié en 1830. Il demeurait 21, rue du Cherche-Midi en 1830-1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, liste nominative des cas exceptionnels du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives (sous le seul nom d’Eymond), lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 86-87 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés non décorés à habiller ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le seul nom d’Eymond) ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste supplémentaire) ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, fourniture d’habillements faites aux blessés non décorés domiciliés dans le XIe arrondissement de Paris, idem liste des citoyens blessés non décorés du XIe arrondissement, qui viennent d’être habillés, idem bulletin des blessés non décorés, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VK3 19, lettre en date du 1er février 1832 de la préfecture de la Seine au maire du (ancien) XIe arrondissement (sous le seul nom d’Eymond), idem liste définitive des cas exceptionnels, idem séance du 13 février 1832 ; Archives de Paris VK3 30, état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 sous le nom d’Eymond, Antoine) ; Archives de Paris VK3 32, (ancien) XIe arrondissement, liste des indemnitaires de deuxième classe (à trois cents et six cents francs) ; Archives nationales F/1dIII/37 Récompenses nationales indemnitaires 1re classe, XIe arrondissement (en face de son nom est inscrite l’apostille Porté à la 2e classe), dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement (où son nom est peut-être rayé), état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et état nominatif des sommes payées par la (ancienne) onzième mairie de Paris pour fournitures d’habillement aux blessés de Juillet, non décorés et domiciliés dans cet arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe et cas exceptionnels.
Fabert, Edouard, Gazaul.
Né le 10 pluviôse an X à Paris, fils d’un colonel de l’Empire. Peintre sur porcelaine. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sous le nom de Fabre, Edouard, Gayent sur les listes de la mairie a priori c’est ce nom-là qu’il faudra retenir) (son brevet était au nom de Fabert, Edouard, Gaspard). En 1830, il était garde municipal à la 2e compagnie du 2e bataillon. Le 14 avril 1831, son capitaine commandant lui délivra un certificat de bonne conduite pendant tout le temps qu’il était resté sous ses ordres. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Fabert, Edouard, Gaspard), auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1834, il sollicita un secours, précisant qu’il était « attaché à la monarchie de Juillet depuis sa création. Je n’ai jamais participé à aucun acte de rebellion et cherché à détruire ce que j’avais vu naître ». Le préfet de police donna sur son compte comme renseignements que son père était aussi dans la position la plus gênée et ajoutait sur le fils : « […] Il n’a pour moyen d’existence que son traitement de mille deux cents francs comme employé à ma préfecture, en qualité de chef de rondes de nuit. C’est un bon sujet dont la conduite est fort régulière et dont on fait l’éloge sous tous les rapports. » En 1835, suite à une demande de secours qu’il avait faite, le préfet de police renseignait sur son compte : « Cet homme, attaché à la préfecture de police comme inspecteur n’a pour moyen d’existence que son traitement de mille deux cents francs. Il est marié et père de deux enfants encore jeunes. Il a fait, en 1835, une maladie dont les frais l’ont placé dans une position fort gênée. C’est un bon employé. Sa conduite privée est régulière. » Il reçut, à titre de combattant de Juillet non pensionné, un secours de cent cinquante francs. En 1837, père de plusieurs enfants en bas âge, il sollicita un secours. En 1841, père de trois enfants en bas âge, dont un nouveau-né, il sollicita un secours. La police rapporta sur son compte : « Le nommé Fabert, Gaspard (sic) […] attaché au bureau de M. Martinet, commissaire de police du quartier des Halles. Atteint d’une maladie à la vessie, il dépense journellement un franc pour le traitement de cette infirmité. Chargé de famille et n’ayant que mille deux cents francs de traitement, sa position n’est pas heureuse. Sa femme est accouchée depuis peu et un de ses enfants a été malade, ce qui a dû lui occasionner de nouvelles dépenses. Les renseignements qu’on a obtenu sur son compte lui sont favorables. » Il reçut, pour cette année-là, reçut un secours de quarante francs et un autre de vingt-cinq francs. Il mourut en 1863. En 1865, sa veuve, âgée de soixante-huit ans, veuve et fille d’ancien militaire, (fille de Cary, Joseph, lieutenant au bataillon marseillais venu à Paris en 1791 et qui finit chef de la comptablilité pendant la guerre d’Espagne en 1823-1824), sollicita un secours. En 1866, la préfecture de police rapportait sur le compte de la veuve : « […] La pétitionnaire est restée veuve depuis trois ans d’un ancien inspecteur de commissariat de police et elle a trois enfants, dont un gagne quatre francs cinquante centimes par jour en qualité d’ouvrier mécanicien et lui vient en aide ; en outre elle occupe une place de gardeuse à la halle, ce qui lui rapporte quatorze francs par semaine et enfin elle reçoit une pension de cent quarante-quatre francs. Sa position est donc à l’abri du besoin. » Il demeurait 170, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1830 ; 154, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1834-1835 ; (son père, 167, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1834) ; 75, rue de Ménilmontant puis 5, rue de Bretagne en 1837 ; 9, rue de la Lingerie, un petit local au 3e étage, en 1841 ; sa veuve, 17 bis, rue Vilin à Belleville en 1866. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement (sous le nom de Fabert, Edouard, Gaspard, faire le changement ?) ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet, 1831-1835 ; Archives nationales F/15/4240.