Fauquet, François, Frédéric
Biographie
Né le 8 avril 1800 au Mans (Sarthe), fils d’un gendarme ayant servi vingt-neuf ans dont vingt ans dans le département de la Sarthe. Militaire neuf années au 2e hussards, dont six comme maréchal des logis, devenu ouvrier sellier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification de vingt-cinq francs le 28 juillet 1833 (contre la remise de son brevet, mesure curieuse mais ordonnée par le préfet de police), de cinq francs en 1834, de douze francs en 1835, de quatre francs et trente-cinq centimes en 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Le 2 mai 1836, il fit partie (avec, pour les décorés les noms lisibles de : Brivois, Claude, Nicolas ; Aretz, Joseph ; Leredde, Jean, Charles, François ; Meneray, Aristide, Jean, Nicolas ; Masson, Henri, Louis ; Caron, Louis, Joseph, décoré du [ancien] Xe arrondissement ; Laussedat, Louis, Gilbert ; Leblond, Jacques, Denis ; Arnould illisible, décoré du [ancien] VIIIe arrondissement et demeurant 9, rue de la Sonnerie non identifié ; Bazière, Jacques, Cyr ; Lemoine, demeurant 10, rue du Chemin-Neuf à la barrière Blanche non identifié et deux autres noms illisibles) d’une réunion de décorés de Juillet et de vainqueurs de la Bastille qui se rendirent aux Tuileries à l’effet de féliciter le roi à l’occasion de sa fête, le 1er mai. Le roi leur ayant fait remettre une somme de deux mille francs à répartir entre eux, la délégation devait par la suite témoigner au roi sa reconnaissance. En mars 1837, père de deux enfants en bas âge, sa femme malade de la poitrine depuis six ans, sans occupation n’ayant plus rien à engager pour soutenir sa famille, dans « une misère complète », devant deux termes de son loyer et ayant reçu congé, son nom n’ayant « jamais paru dans aucune coalition », il sollicita un secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié ; il a en outre à sa charge un jeune enfant et sa belle-mère, qui est infirme. L’état d’ouvrier sellier qu’il exerce est sa seule ressource, aussi, le travail ayant manqué pendant un certain laps de temps, cette famille est-elle tombée dans la misère. On n’en dit que du bien sous tous les rapports. » Il reçut un secours de cinquante francs en mai 1837. Il reçut, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, une gratification de cinq francs et trente centimes en 1837. En 1838, venant de perdre un enfant, un autre enfant en nourrice et l’autre demeurant avec lui, sans ouvrage, il sollicita un secours. Il fit partie de la délégation de soixante-treize décorés de Juillet, qui, le jour de la fête du roi le 1er mai, sans doute en 1839 (en tout cas après 1838), se présentèrent à son palais, pour le féliciter et l’assurer de leur entier dévouement ainsi qu’aux membres de sa famille (voir la liste des décorés à Grand, Pierre). Il reçut un secours de trente francs en 1839, un secours de vingt-cinq francs en 1840, un secours de vingt-cinq francs en 1841. En 1842, la police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Père de trois enfants en bas âge et a de plus à sa charge sa belle-mère aveugle. Fauquet est sellier et travaille à façon. Sa gêne est telle qu’il a été obligé de mettre une partie de ses effets en gage. Ancien militaire, combattant de Juillet, il a été grièvement blessé pendant les trois journées. Il n’avait jamais réclamé. Ouvrier laborieux, sa conduite est très bonne et ses opinions excellentes. » Il reçut un secours de quarante francs puis un secours de vingt-cinq francs en 1842. Il reçut un secours de quarante francs en 1843. En 1844, ayant deux enfants à charge, sa femme toujours malade, sa mère âgée de soixante-quinze ans et aveugle à charge, il sollicita des secours et reçut quarante francs. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1845, un secours de quarante francs puis un secours de vingt-cinq francs en 1846. En 1847, il sollicita des secours et reçut quarante francs. En 1848, il sollicita de participer à la distribution d’aides en faveur des personnes qui désiraient partir comme colons en Algérie. Il reçut un secours de cinquante francs en 1848, afin de pouvoir partir avec son fils aîné, âgé de dix ans. En juillet 1850, il était détenu à la maison de répression de Saint-Denis depuis dix mois, et expliquait : « […] Je suis condamné par M. le préfet de police à une masse de cinquante-sept francs pour obtenir ma liberté. C’est en sortant de l’hôpital de la Pitié que j’ai été arrêté. J’en était sorti sans argent et sans être guéri. Forcé de demander des secours, j’ai été arrêté et jugé à un mois de prison pour mendicité. Depuis ce moment, je suis à l’infirmerie de la maison, où je viens de subir trois opérations. Maintenant je suis en chemin de guérison. L’on ne voulait pas me recevoir dans les hôpitaux de Paris, ils trouvaient ma maladie trop longue. » En 1850, sa femme est indiquée comme décédée mais elle avait été désignée pour un secours de cinquante francs, en janvier 1851, qu’elle ne put toucher. L’administration donnait sur le compte de Fauquet les informations suivantes : « […] Ivrogne crapuleux et se trouve actuellement détenu au dépôt de Saint-Denis pour mendicité et vagabondage. Sa femme, qui demeure rue des Cinq-Diamants n° 23, est d’une très faible santé et n’a d’autres ressources pour subvenir aux besoins de son enfant que le mince salaire qu’elle reçoit pour faire des muselières. » Il demeurait 61, rue Saint-Martin en 1831 ; 12, rue Mauconseil en 1833 ; 8, rue Saint-Sauveur en 1834 ; 26, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur en 1835-1837 ; 12, impasse Basfour en mai 1837 ; 12, passage Saint-Denis en 1837 ; 12, passage Basfour vers 1838 ; 13, rue Quincampoix, au 4e étage, en 1838 ; 11, rue de la Verrerie en 1842 ; 74, rue de la Tixéranderie, au 4e étage, en 1844 ; 7, rue de Glatigny en 1847 ; 15, rue Guérin-Boisseau en 1848 ; sa femme, 23, rue des Cinq-Diamants en 1850 ; 30, rue des Vertus en 1850 après sa sortie de la maison de répression de Saint-Denis. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de Juillet du VIe arrondissement dont les brevets déposés par eux à la mairie en recevant le 28 juillet 1833 la somme de 25 F ont été envoyés à la préfecture de police au désir de la lettre de M. le préfet en date du 27, Noms des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, Liste des décorés de Juillet non pensionnés qui se sont présentés pour participer à la répartition des quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement suivant mandat de pareille somme reçu le 28 juillet 1835, Liste (sous les prénoms de Louis, Frédéric) nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au sixième arrondissement par un mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, Liste nominative (juillet 1836) de MM. les décorés de Juillet non pensionnés qui se sont présentés à l’effet d’obtenir un secours, Etat nominatif des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels a été répartie la somme de cent cinquante-deux francs attribuée au VIe arrondissement par la lettre de M. le ministre de l’Intérieur en date du 27 juillet 1836, Année 1837, Etat des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui sont venus se faire inscrire pour participer s’il y a lieu à la gratification qui pourrait être accordée à l’occasion des fêtes de Juillet, Etat émargé (1837) par les décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont participé à la gratification accordée par M. le ministre de l’Intérieur à l’occasion des fêtes anniversaires de 1830 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, idem liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement par mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille VIe arrondissement ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries, décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries (trouvés lors de l’envahissement du palais par le peuple en février 1848, N.D.A.), décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163. Voir sans doute l’autre Fauquet, François, Frédéric du (ancien) VIIe arrondissement, lui aussi sellier et admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ?