Faurot, Jacques

Biographie


Né le 7 floréal an V à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), fils de Faurot, Jean-Baptiste, cartier, et de Barbarin, Anne, son épouse. Ouvrier cartier ou cartonnier. Il était porteur du certificat suivant, qui attestait sa participation aux combats de Juillet : « Nous, soussignés, tous témoins patentés, demeurant à la Glacière, commune de Gentilly, certifions et attestons que le sieur Jacques Faurot, ouvrier cartier, demeurant rue de Lourcine n° 105, quartier de l’Observatoire, a combattu glorieusement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, époque à jamais mémorable ; qu’il s’est présenté le 28 au corps de garde de la barrière de la Glacière ; qu’il s’est emparé de sept fusils qu’il y avait, malgré le sergent qui s’y opposait, qu’il les a délivrés aux citoyens qui se trouvaient présents ; de là, qu’il s’est dirigé avec eux à la poudrière de l’Hôpital, où on leur a délivré de la poudre ; qu’ensuite il est allé boulevard d’Austerlitz où ils ont combattu contre les cuirassiers et un détachement d’infanterie qui se trouvaient au bout du pont et les avaient forcés de les laisser passer pour aller dans le faubourg Saint-Antoine à la Bastille et qu’à la Bastille n’ayant pu passer ils sont revenus sur leurs pas et sont allés à l’île Saint-Louis et ensuite se sont dirigés sur le pont de la Grève où il est resté depuis 5 heures jusqu’à 8 heures et demie du soir où il s’est retiré et qu’enfin il s’est comporté dans ces postes périlleux comme un brave et valeureux citoyen ». Signé, le 22 août 1830 : Morel ; Lecoursonnais illisible ; Bevairon illisible ; ...relloz illisible. Il fut blessé d’un coup de feu (une balle morte in Archives de Paris VK3 35) reçu dans le bras droit, à la prise du Louvre, alors qu’il combattait avec Cristal et Mauliot. Il reçut un secours de quarante francs en août et un autre de la même somme en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 5 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Cristal, Michel (voir ce nom), né vers 1797, garçon boulanger, demeurant 14, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie ; Mauliot, Ligier (voir ce nom), né vers 1798, garçon boulanger, demeurant 34, rue des Arcis ; Pelletier, André, né vers 1798, ouvrier charpentier, demeurant 10, barrière de Lourcine ; Coste, François, né vers 1800, ouvrier vermicellier, demeurant 10, barrière de Lourcine. Ils attestèrent connaître parfaitement Faurot, Jacques et « savoir les sieur Cristal et Mauliot qu’il a combattu le 29 juillet 1830 et qu’il a reçu un coup de feu au bras droit à la prise du Louvre, où ils se trouvaient avec lui. Les sieurs Pelletier et Coste avoir vu ledit Faurot revenir chez lui le bras ensanglanté le même jour 29 juillet ». Il reçut un secours de vingt francs, le 9 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 16 mars 1831, un secours de trente-sept francs et cinquante centimes, le 30 avril 1831, un secours de quarante francs, le 14 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Sur les listes de la mairie, l’observation suivante était inscrite en face de son nom : Bonne conduite. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 31 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il fut admis, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 12 mars 1831, dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à ce même titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut un secours de quarante francs en 1850, un secours de cinquante francs en 1851, en 1852 et en 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 13, barrière de la Glacière ou 13, rue de Lourcine (c’était la même maison) en 1830-1831 puis 105, rue de Lourcine en 1831 (un certificat de notoriété, en août 1830, indique sa demeure comme le 105, rue de Lourcine et un autre de mars 1831 indique aussi cette même adresse comme ayant été celle de Faurot, in Archives de Paris, VD6 672 n° 1 et Archives de Paris VD6 682 n° 3 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, in Archives de Paris VK3 33, et in Archives de Paris VK3 35 in Archives de Paris VK3 22 et in Archives de Paris VK3 34 c’est aussi 105, rue de Lourcine) ; 15, rue de l’Hôtel-Colbert en 1849-1852 ; 7, rue de Mâcon en 1853. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 23 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 25 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité quatre fois dont la deuxième sous le numéro 325, la troisième sous le numéro 592, la quatrième sous le numéro 1013) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 12 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 31 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220, idem Proposition d’accorder à cinquante-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.100 francs, minutes 260-262, en date du 29 janvier 1853.

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