Fechoz, Pierre, François

Biographie


Né le 13 septembre 1786 à Mercury-Genully (Haute-Savoie), fils de Fechoz, François. Frotteur, ou domestique, ou cuisinier (cuisinier par exemple in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). Il fut blessé, soit en combattant selon un certificat de notoriété soit accidentellement selon le ministère de l’Intérieur, le 28 juillet, place de Grève (mais quai des Augustins in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II), d’une balle reçue dans la face et rentrée dans le cervelet. Il reçut (sous le nom de Fechot) un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel (qui l’inscrivait comme marié et père d’un enfant). Il reçut un secours de cent cinquante francs, le 19 octobre 1830, un secours de cent francs, le 19 novembre 1830, un secours de quatre-vingt-dix francs, le 17 décembre 1830, un secours (sous le nom de Féchot) de soixante francs, le 28 janvier 1831, un secours (sous le nom de Féchot) de soixante francs, le 18 mars 1831, un secours de soixante francs, le 18 avril 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu, de la partie moyenne et gauche du nez vers la barre de l’apophyse mastoïde du côté droit après avoir traversé la face et divisé le nerf facial, blessure non encore guérie et qui a été suivie de paralysie à la face et de perte de l’ouïe du côté droit. Est dans le cas des blessures qui ont entraîné une incapacité durable et complète d’un organe et doit être rangé dans la 4e classe des blessés. » Admis dans la 4e classe des blessés, il fut pensionné de six cents francs. Il mourut des suites de sa blessure, le 3 mai suivant à l’hospice Dubois. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Son nom est sur une liste de plusieurs blessés, admis à la pension mais qui n’avaient pas, en septembre 1831, encore remis leur acte de naissance et qui ne pouvaient, en conséquence, toujours pas figurer sur l’état officiel des pensionnés ; la Commission des récompenses nationales réclamait l’insertion des noms de cette liste dans la Moniteur afin qu’avant le 20 octobre, l’extrait de naissance réclamé par le ministre des Finances fût délivré par l’ayant droit, pour lui éviter ainsi le préjudice de ne pas pouvoir en bénéficier ( !!! il est décédé). Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement ou aussi du (ancien) Ier arrondissement puisque sa veuve y a son dossier ouvert à son nom. Le certificat suivant, à en-tête de l’hôpital Saint-Louis, établissait les conditions de son décès : « Je, soussigné, chirurgien de l’hôpital Saint-Louis, certifie que le nommé Fechot, Pierre, François (sic) a été frappé au 28 juillet d’une balle qui, après avoir pénétré vers le milieu du côté gauche du nez a traversé la face et est sortie vers l’apophyse mastoïde droite. J’atteste en outre qu’une carie s’est formée à l’os temporal du même côté, qu’un abcès s’est développé dans l’épaisseur du cervelet, par suite de cette carie et que c’est à cette dernière complication que le malade a succombé à la maison de santé faubourg Saint-Denis. » Signé, le 1er mai 1831 : Jobert de Lamballe (voir ce nom). Le 20 mai 1831, devant Me Jonquoy, notaire à Paris, comparurent : Hapey, Jean-Baptiste, marchand faïencier, demeurant 15, rue de la Licorne ; Lalande, André, Jean-François, relieur, demeurant 10, rue des Grands-Augustins ; Mussey, Nicolas, Pierre, fondeur en caractères, demeurant 10, rue des Grands-Augustins. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Fechoz, Pierre, François et savoir « qu’il est décédé le 5 mai dernier par suite des blessures qu’il a reçues en combattant dans les journées de juillet dernier ». Sa veuve, Trusson, Marie, Laurence, née le 21 floréal an VIII (11 mai 1800) à Montmirail-en-Brie (Marne) (elle-même fille de Trusson, Jean-Baptiste, repasseur, et de Longnon, Marie, Hubert, son épouse), qu’il avait épousée le 7 avril 1818 à la mairie du (ancien) IVe arrondissement Paris, reçut un secours de quatre-vingt-dix, le 18 mai 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 18 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 18 juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 18 août 1831, (et peut-être) un secours de quarante francs, le 18 septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 18 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sur la comptabilité de la Commission du [ancien] Ier arrondissement, est indiqué comme ayant reçu sept cent quarante-cinq francs de la Commission de la mairie du [ancien] XIe arrondissement). Par une faveur spéciale, sa femme fut pensionnée comme veuve de Juillet. Elle reçut une rente perpétuelle de soixante-quinze francs de la part de la Commission de la souscription nationale. En 1832, comme elle envisageait de se remarier, elle s’enquit afin de savoir si son remariage lui ferait perdre ses droits à la pension. Le 24 juillet 1840, les restes de Fechoz furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Fechoz demeurait 62, rue de Vaugirard en 1830 ; à l’hospice de Mme Dubois, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1830-1831 ; 6, rue des Carmes en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves auxquelles il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 109 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Féchot) ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 (sous le nom de Féchot) et mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Citoyens douteux (lire dont la mort ne paraît pas liée à leur participation aux combats, N.D.A.) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, veuves, rentes perpétuelles ; Archives de Paris VK3 11 ; Archives de Paris VK3 19, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) XIe arrondissement de Paris, état nominatif des veuves dont les bulletins individuels ont été remis au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem Récompenses nationales, registre d’émargement de remise de certificats de vie aux blessés de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 (ancien) Ier arrondissement, liste de citoyens douteux (c’est-à-dire dont aucun acte de notoriété constate la mort dans les combats, acte qui permettrait l’inscription de son nom sur les tables du Panthéon, N.D.A.) ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie ; Archives de Paris VK3 31, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de combattants tués en juillet 1830 (ancien) XIe arrondissement (veuves) ; Archives de Paris VK3 55 ; Archives nationales F/1dIII/33, lettre en date du 29 septembre 1831, du président de la Commission des récompenses nationales au ministre de l’Intérieur et état nominatif des blessés pensionnés présumés non naturalisés français ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, par la mairie du (ancien) Ier arrondissement à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIe arrondissement, veuves ; Archives de la préfecture de police AA 420. Voir Fechaux ? Il s’agit peut-être de Fechaux, qui aurait été décoré avant de mourir ?

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