Fernique, Charles, Antoine

Biographie


Né vers 1814, fils de Fernique, André, Simon. Imprimeur-lithographe. Il déposa, le 27 mai 1831, un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il joignit à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions comme étant à notre parfaite connaissance que le nommé Fernique, Charles, Antoine, ouvrier imprimeur-lithographe, âgé de seize ans et demi, demeurant rue des Poitevins, n° 7, a, le 29 juillet dernier, dans la matinée, été l’un des premiers [partis] chercher des chevaux au manège du Luxembourg pour conduire la pièce de canon qui se trouvait sur la place de l’Odéon, que de là il s’est transporté au pont des Arts et qu’il y est resté, malgré la fusillade, jusqu’à la prise du Louvre, à laquelle il a coopéré avec le plus grand courage, encourageant par son exemple les assaillants à le suivre sous le feu meurtrier des assiégés ; qu’enfin, après la prise du Louvre, il s’est joint, le 31, aux patriotes qui se rendaient à Saint-Cloud. Les soussignés font la présente déclaration dans l’espoir et la confiance que la Commission des récompenses nationales voudra bien décerner à la valeur et aux services du jeune Fernique pendant les mémorables journées du 29 juillet, le prix qu’ils ont mérité, prix qu’il n’a négligé de demander que par un excès de modestie, qui lui disait qu’il n’avait fait que remplir un devoir de citoyen. » Signé : Mantoux, témoin oculaire (voir Mantoux, Etienne ?) ; Beaufort, Justin, qui ajoutait « avoir vu de mes propres yeux M. Fernique parmi les combattants à la prise du Louvre et des Tuileries et qu’il n’a quitté qu’après l’action terminée. » Le Dictionnaire des imprimeurs-lithographes donne la biographie suivante le concernant : « A onze ans il a quitté l’école pour entrer en apprentissage chez Mantoux, puis a fait son service militaire et pendant quatre ans il a pratiqué la lithographie au train des équipages. Il a travaillé ensuite chez Aubert et “le sieur Philipon eut l’idée d’imprimer des dessins aux crayons noir et blanc. Ce fut Fernique qui fut chargé de trouver les moyens d’y réussir. A quoi il parvint au bout de quatre mois d’essais. En 1843, souhaitant mettre à profit son expérience, il demande le transfert à son profit du brevet de son père. Il y renonce quelques mois plus tard. En effet, le 4 septembre 1843, Bailleul a fait un rapport dans lequel il reconnaît ses compétences en matière de lithographie, mais déplore son peu d'instruction, conseillant, en conclusion de lui refuser un brevet, mais de lui donner une simple autorisation pour la possession personnelle d'une presse ; il pourrait ainsi continuer à s'entraîner à imprimer tout en prenant des leçons pour améliorer son instruction. Sans être exceptionnel, ce type de décision est rare. Même si quelques lignes écrites par le candidat montrent une écriture malhabile, une expression très embarrassée et une orthographe hésitante, on peut se demander si la décision n'a pas été influencée par la mauvaise opinion que Bailleul avait du père et les bonnes relations du fils avec Philipon et Aubert chez qui il a travaillé. Le dossier d'André Simon Fernique mentionne une transmission à son fils le 21 février 1851 mais il n'y a pas de dossier au nom de son fils. Quoi qu'il en soit, il semble bien que Charles Fernique ait travaillé sous le brevet de son père, notamment pour la production satirique des années 1847-1851, signée simplement Lith. Fernique ou Fernique et cie. À partir de 1851, apparaît la signature Lith. Ch. Fernique sur une production abondante et diversifiée.

»Il imprime des estampes satiriques d'Henry Emy (Bric-à-brac caricatural, Les Plaisirs du jeune âge, La Ville et Le Village et de Cham (M. Papillon ou L’Amour autour du monde, L’Art de réussir dans le monde, Les Tâtonnements de Jean Bidoux dans la carrière militaire), de très nombreux portraits d'acteurs pour la Galerie dramatique, des jeux (La Campagne, Nouveau jeu de dominos pittoresques, 1851) et des albums d'illustrations pour enfants, des partitions (La mélancolique, polka-mazurka), des textes lithographiés, des plans... Pour les dessins satiriques et les portraits, il travaille essentiellement pour le compte de l'éditeur et marchand Martinet. » Il demeurait 7, rue des Poitevins en 1830 ; 15, rue de Clichy en 1851. Archives nationales F/1dIII/88 ; Dictionnaire des imprimeurs-lithographes, édition en ligne de l’Ecole des chartes, qui cite la référence Archives nationales F/18/1763.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.