Ferret, Eugène

Biographie


Né le 1er mai 1806 à Versailles (Yvelines). Ebéniste. Il adressa, le 18 mars 1848, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales instituée après la révolution de Février : « En juillet 1830, j’ai comme tous les citoyens partisans de la liberté, coopéré pendant les trois jours à la conquérir. Le quatrième, (30 juillet), à Versailles, j’ai, avec le citoyen Mouillier, propriétaire, demeurant rue Maurepas, arrêté et désarmé les deux conducteurs de deux chariots de vivres (du pain, qu’ils conduisaient à Saint-Cloud) et les avons conduits, avec leurs chariots, à la mairie de Versailles. Nous n’avons réclamé aucune récompense alors, attendu que notre position était confortable. J’étais et je suis, par principe et par conviction, un vrai républicain. Aux insurrections de juin [1832, N.D.A.], d’avril [1834, N.D.A.] et de mai [1839, N.D.A.], j’ai concouru aux combats infructueux livrés pour la république. Ci-joint le certificat de février 48. Je suis ébéniste et parqueteur (et sans ouvrage). J’ai été conducteur des travaux d’ébénisterie en pendules à la maison centrale de Poissy pendant un an. Je réclame de la Commission un emploi en rapport et proportionné à mes capacités ou un secours pour pouvoir retravailler chez moi dans l’ébénisterie en pendules. Je suis marié et j’ai trois enfants, dont deux en bas âge. » Il fut recommandé par la Commission des récompenses nationales pour « une mention honorable au Moniteur ». Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Je certifie sincère et véritable que le citoyen Eugène Ferret, âgé de quarante-deux ans, profession d’ébéniste, rue Bar-du-Bec, n° 6, a fait la barricade rue Saint-Merry, vis-à-vis celle du Poirier, le jeudi matin 24 expiré et qu’il a resté pendant trois jours et trois nuits sans perdre un moment et que s’il n’a pas continué plus longtemps c’est qu’il a été blessé dans un défaut de pavé. Sa conduite dans cette mémorable journée a été digne de tout éloge. » Signé, le 1er mars 1848 : Boucher-Lemaistre, fabricant de registres, 35, rue Neuve-Saint-Merry ; Leroy, propriétaire, demeurant 41, rue Neuve-Saint-Merry ; Laville, A. Le deuxième, un certificat de son propriétaire, qui attestait qu’il s’était « toujours conduit honorablement ». Ferret demeurait 24, rue Sainte-Croix (mais aussi 6, rue Bar-du-Bec en mars 1848) en 1848. Archives nationales F/1dIII/88.

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