Févela, Louis
Biographie
Né vers 1805. Cordonnier. Il combattit place de Grève, à la caserne de Babylone et au Louvre, où il fut blessé à la cuisse droite. Obligé de quitter Paris, faute d’ouvrage, il fut oublié sur les listes des combattants de Juillet récompensés. Le 10 juin 1831, il écrivit au roi, expliquant qu’il s’était plusieurs fois présenté chez le général Fabvier, à qui il n’avait pu parler mais qui lui avait remis, par son aide de camp, une lettre de recommandation pour Tonnet, membre de la Commission des récompenses nationales, lettre dans laquelle il expliquait que Févela avait été complétement oublié et qu’il convenait de vérifier ses réclamations. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, P., L., N., Pepin, sergent-major de la 1re compagnie, 3e bataillon, VIIe légion, certifie à qui il appartiendra que M. Louis Fevela (sic), cordonnier, âgé de vingt-six ans, m’a confié un certificat, qui lui a été délivré le 6 août dernier, constatant qu’il a combattu dans les trois jours mémorables de juillet, tant à la place de Grève, au Louvre (où il a été blessé à la cuisse droite) qu’à la caserne de Babylone. Ledit certificat, signé par M. Bailly, capitaine de la Charte. » Signé, le 17 mai 1831 : Pepin, sergent-major à la 1re compagnie du 3e bataillon de la VIIe légion de la garde nationale, demeurant 72, rue du Temple ; Pelletier, demeurant 12, rue Portefoin. Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Il déposa, en juillet 1831, un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. On trouve aussi dans son dossier le certificat suivant : « Nous, adjoint au maire de la commune de Courbevoie, certifions que le sieur Févela, Louis est domicilié en cette commune depuis huit mois, profession de cordonnier, et qu’il n’est rien à notre connaissance qui soit nuisible à sa moralité. » Signé à Courbevoie, le 16 juillet 1831 : Durand. En 1831, il travaillait et chez Humbert, 53, rue de Seine à Neuilly (Seine) et demeurait 27, rue Saint-Denis à Courbevoie en 1831. Archives nationales F/1dIII/55.