Fiacre, Xavier, Jacques, Jean
Biographie
Né vers 1794 (mais vers 1796 in Archives de Paris DM13 1) à Paris. Scieur de long. Il eut le crâne fracturé et le cerveau déchiré par une balle, le 28 juillet rue du Faubourg-Saint-Antoine (mais à la fontaine de Charonne in Archives de Paris VD3 1-2 et in Archives nationales F/1dIII/33). Il fut d’abord transporté à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement puis soigné à l’hôpital Saint-Antoine, il mourut le lendemain des suites de sa blessure. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 2 août 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Souchet, Ambroise, Nicolas, propriétaire, demeurant 12, rue d’Aligre ; Recullez, Noël, Hippolyte, marchand de vin, demeurant 1, marché Beauvau ; Labouré, Antoine, marchand de liqueurs, demeurant 1, rue de Cotte. Ils attestèrent savoir que Fiacre, Xavier, Jacques, Jean était « décédé le 29 juillet par suite de ses blessures ». Il laissait une concubine avec laquelle il vivait depuis douze années, Verin, veuve Ramelet, Adélaïde, Marguerite, née le 21 juillet 1782 à Paris, marchande de légumes, qui avait déjà deux enfants et qui fut pensionnée (mais Varin in Archives nationales F/9/1157). Elle reçut un secours de deux cents francs en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel, un secours de vingt francs le 28 août 1830, un secours de vingt francs 16 septembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 23 septembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 9 octobre 1830, un secours de quarante francs le 15 octobre 1830, un secours de cent francs le 27 octobre 1830, un secours de dix francs le 5 janvier 1831, un secours de quarante francs le 4 février 1831, un secours de trente francs le 4 mars 1831, un secours de trente francs le 2 avril 1831 auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Un rapport de police indiqua sur elle, le 21 juillet 1831 : « Comme depuis la perte de son ami, le sieur Fiacre, on l’a voit souvent avec un nommé Vallet, comme elle marchand de fruits et légumes, de suite les mauvaises langues du voisinage ont tout fait pour faire trouver coupable une liaison qui, si elle existait, ne serait que ridicule ; car la femme Ramelet a atteint la cinquantaine au moins et Vallet est un jeune égrillard de 27 à 28 ans. Au surplus enquête faite avec soin, il a été reconnu que si ces deux marchands avaient des relations journalières il faut dire aussi que c’est uniquement dans leurs intérêts réciproques qu’elles se sont établies. Voici pourquoi : c’est que tous deux occupant une place au marché Beauvaux qu’ils payent 1 franc 40 chacun, ils se sont avisés d’occuper une seule place, en se relevant moitié jour. Et sauf ces intérêts confondus en ce seul cas, ils n’ont aucun rapport dans le cas de mériter attention. La veuve Ramelet a deux fils qui sont l’un et l’autre au service. On assure que c’est à cause [de cela ?] qu’elle n’a jamais voulu épouser son ami Fiacre, avec lequel il est très vrai qu’elle a vécu pendant douze années consécutives. » Il fut accordé à Vérin, Adélaïde, Marguerite, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. La sœur de Fiacre, Fiacre, Madeleine, Eugénie, femme Soldat, née le 12 pluviôse an V à Paris, mère de famille, son mari infirme, sollicita, mais sans succès, pour elle la pension, comme parente d’une victime de Juillet et qui était aidée régulièrement par son frère ; elle avait reçu un secours de quinze francs le 6 août 1830 auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, ce fut à elle en effet que la mairie versa les premiers secours avant de les réserver à la concubine. Elle avait présenté un certificat, en date du 16 mai 1831, signé du commissaire de police du quartier des Quinze-Vingts, qui certifiait, sur l’attestation de Aubry, Charles, marchand mercier, demeurant 138, rue de Charenton, et de Gaspard, Pierre, menuisier, demeurant 136, rue de Charenton, que Soldat, Michel, Antoine, né vers 1796 à Paris, demeurant 1, rue de Cotte, scieur de long, jouissait de ses droits civils, était de bonnes vie et mœurs et était dans l’indigence. De la même manière, Soldat, Louis, Michel, Antoine (sic) présenta un certificat médical de l’hôpital Saint-Antoine, attestant qu’il souffrait d’ulcère à la jambe gauche. Fiacre demeurait 12, rue Aligre, un petit logement au loyer de quatre-vingts francs par an ou 1, rue de Cotte sur les listes du Constitutionnel, ou 12, rue de Cotte-Saint-Antoine sur un certificat de notoriété et aussi in Archives nationales F/1dIII/38 B (mais 12, place du Marché-Beauveau in Archives de Paris VD3 1-2) (mais 83, rue du Faubourg-Saint-Antoine in Archives de Paris DM13 1) ; Vérin, Adélaïde, Marguerite, 12, rue Aligre en 1831 ; sa sœur 1, rue de Cotte en 1831 in Archives nationales F/1dIII/38 A. Le nom de Fiacre (J.-J. Fiacre) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves auxquelles il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 104 ; Archives de Paris DM13 1, préfecture de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), cahier contenant les noms de personnes tuées ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de veuves) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, veuves des citoyens tués dans les journées de Juillet (seize veuves) ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jean, Alexandre ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, veuves (sous le nom de veuve Ramelet, née Vérin, Adélaïde, Hyacinthe) ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Fiacre, Jean-Jacques, Xavier) ; Archives nationales F 9 1157, dommages de Juillet, objets généraux (1830-1834), état des renseignements demandés à M. le préfet de police sur les dénommées ci-après ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82 (sous le nom de Fiacre, Jean-Jacques, Xavier), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.