Fillias, Pierre, François

Biographie


Né le 4 août 1774 à Paris, fils de Fillias, Marc, cordonnier, et de Michelin, Marie, son épouse. Entré au service le 22 août 1791 au 22e régiment de ligne, incorporé dans la 2e compagnie franche de canonniers de Paris le 10 septembre 1793, passé dans la légion de police à pied le 12 décembre 1793, incorporé dans la 41e demi-brigade de ligne le 12 décembre 1794, incorporé au 18e régiment de cavalerie devenu 27e régiment de dragons le 5 février 1799, brigadier le 5 octobre 1807, maréchal des logis le 7 octobre 1807, congédié le 20 août 1814, maréchal des logis au 2e régiment de chasseurs à cheval de la garde le 21 mai 1815, fusilier au 1er régiment d’infanterie de la garde royale le 5 juin 1816, caporal le 6 juin 1816,, totalisant trente-trois années de service, nommé chevalier de la Légion d’honneur le 1er février 1815 ; il avait les campagnes des années 1791, 1792, 1793 et des ans II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX et X aux armées du Rhin et Moselle, d’Italie, d’Egypte, de Suisse et des Grisons, d’Espagne, au camp de Bayonne et à la Grande Armée, des années 1808 et 1809 aux armées d’Espagne et de Portugal ; fait prisonnier de guerre le 28 mars 1809, il rentra en France le 24 juin 1814 ; il fut blessé d’une balle à l’épaule le 15 octobre 1792, de deux coups de sabre le 11 janvier 1792, d’un coup de baïonnette le 10 octobre 1797, d’une balle à la hanche droite le 12 février 1809 en Espagne. Il fut mis à la retraite en 1820 à cause de l’indignation qu’il manifesta, cette année-là, à l’occasion du double vote, et devint professeur d’escrime. Le Constitutionnel, en date du 3 août 1830, relatait ainsi sur sa participation aux combats : « Sous-Officier, membre de la Légion d’honneur, et de la Société d’armes de Paris, a fait mettre bas les armes à 50 hommes, commandant, officiers et sous-officiers du 1er régiment de la garde, dans la rue Verte, le 29 juillet. Le même Fillias fait rendre, sans effusion de sang, un détachement de 60 hommes du 3e régiment de la même arme, une pièce de huit, un caisson et les artilleurs qui la servaient. » Il donna le récit suivant de sa participation aux combats des trois journées : « Le 29 au matin, je fis mettre bas les armes à cinquante hommes du 1er régiment de l’ex-garde à la caserne de la rue Verte ; je les conduisis en lieu de sûreté et sus contenir la rage du peuple, qui voulait égorger des malheureux sans défense. Le 31, entre 7 et 8 heures du matin, à la tête de quarante braves de la garde nationale et de citoyens dévoués, je m’emparai au pont de Sèvres d’une pièce de huit avec son caisson, fis prisonniers les canonniers soutenus par soixante hommes du 3e régiment. J’ai amené la même pièce de canon et les artilleurs à l’Hôtel de ville, où M. le colonel Zimmer m’en a donné récépissé. » Il joignait à sa demande le certificat délivré par le colonel Zimmer. La chronique de l’époque rapportait les faits suivants sur sa participation aux combats : « Le 31, sur le pont de Sèvres, M. Fillias, ancien officier, est parvenu, par son intrépidité, à faire rendre, sans effusion de sang, un détachement de soixante hommes du 3e régiment de la garde, ainsi qu’un caisson, une pièce de 8, et les artilleurs qui en faisaient le service. Le 29, cet officier avait déjà fait mettre bas les armes à cinquante hommes du 1er régiment de la garde, à la caserne de la rue Verte. » Le National du 14 août 1830 fit paraître le rectificatif suivant : « Il paraît que c’est à tort qu’on a attribué à M. Fillias l’enlèvement d’un poste de soixante hommes et d’une pièce de canon au pont de Sèvres, le 31 juillet. M. Heyrault, à qui appartient l’honneur de cette action, nous écrit pour rectifier cette erreur. » Il sollicita un emploi d’huissier à la Chambre des pairs ou à la Chambre des députés et son admission comme adjudant-major dans la garde nationale et d’être le porte-drapeau du 2e bataillon de la Ire légion ; sa demande était apostillée par Labrousse, capitaine de la 3e compagnie de chasseurs, et Thomas, capitaine de la 4e compagnie de chasseurs ; Rodrigues, sous-lieutenant en premier ; Rodrigues, premier lieutenant ; Duval, premier lieutenant de la 4e compagnie ; Joly de Fleury, deuxième lieutenant de la 4e compagnie ; Molino, sous-lieutenant ; Dubouchet, sous-lieutenant ; Maubertier, lieutenant ; Dirazzo, sous-lieutenant ; le chevalier de Monpas, capitaine de la 4e compagnie du 2e bataillon ; le chevalier Aversenne, chef du 2e bataillon. Dans deux récits que fit Lunel, Joseph, Joachim de sa propre participation aux combats, il donnait les informations suivantes sur Fillias : « […] Le 31 juillet, il était un de ceux qui ont pris au pont de Sèvres une pièce de huit, un caisson et treize hommes d’artillerie. Il était à ce poste sous les ordres du sieur Filias, ancien officier, demeurant rue de Miromesnil. Ladite pièce et le caisson ont été conduits à Vaugirard et, de là, à l’Hôtel de ville […]. » Et aussi : Samedi 31, il était un de ceux qui s’emparèrent d’une pièce de huit, d’un caisson et de treize artilleurs au pont de Sèvres. Il accompagna cette prise à Vaugirard dans l’ancien séminaire. M. Fillias, ancien officier, qui demeure rue de Miromesnil, faubourg Saint-Honoré, commandait ce mouvement […]. » Fillias délivra, le 14 septembre 1830, le certificat suivant en faveur d’Arnold, Antoine, Gabriel : « Je, soussigné, chevalier de la Légion d’honneur, certifie que M. Antoine, Gabriel Arnold, ancien officier de la Vieille Armée, a assisté avec moi, dans la journée du 29 juillet dernier, à la reddition de la caserne de la rue Verte, qui était occupée par un régiment de l’ex-garde royale, et que le 31 du même mois il a fait partie de la colonne composée de braves Parisiens qui avaient bien voulu me choisir pour leur commandant et qui ont pris au pont de Sèvres une pièce de canon et soixante hommes du 3e régiment de la garde. Je certifie en outre que M. Arnold s’est conduit en brave et que sa conduite a été digne d’éloges. » Sala, officier dans la garde royale, dans son ouvrage, Dix jours de 1830, souvenirs de la dernière révolution, par A. S. officier d’infanterie de la garde royale, qu’il rédigea pour mettre en cause l’impéritie du commandement militaire pendant les journées de Juillet et pour réhabiliter la conduite des militaires employés à la défense de la monarchie, devait donner une version différente des mérites de Fillias et des combattants du pont de Sèvres : « M. Quartery, commandant les grenadiers du 1er bataillon, venait de livrer, sans combat, le pont de Sèvres, une pièce de canon, sa compagnie et une autre de son régiment. Quelques compagnies suisses entourées d’habitants, ignorant ce qui pouvait se passer ailleurs, avaient déposé les armes ; les lanciers avaient donné quelques coups inutiles ; Sèvres était abandonné. [Le 30 juillet] Grâce à la presse parisienne, nous apprîmes que le combat de Sèvres nous avait coûté des pertes énormes. On citait le nom du brave qui s’était emparé de la pièce de canon. Et comme plusieurs régiments ignoraient qu’un officier du 3e avait livré ce point important sans le défendre, l’effet de ces récits fut aussi nuisible que s’il eût été le résultat d’une triste réalité. » Chateaubriand, dans ses Mémoires d’outre-tombe, donne une version identique : « Cependant les hauteurs de Sèvres et les terrasses de Bellevue se couronnaient d’hommes du peuple : on échangea quelques coups de fusil. Le capitaine qui commandait à l’avant-garde du pont de Sèvres passa à l’ennemi ; il mena une pièce de canon et une partie de ses soldats aux bandes réunies sur la route du Point du jour. Alors les Parisiens et la garde convinrent qu’aucune hostilité n’aurait lieu jusqu’à ce que l’évacuation de Saint-Cloud et de Sèvres fût effectuée. Le mouvement rétrograde commença ; les Suisses furent enveloppés par les habitants de Sèvres, jetèrent bas leurs armes, bien que dégagés presque aussitôt par les lanciers, dont le lieutenant-colonel fut blessé. Les troupes traversèrent Versailles, où la garde nationale faisait le service depuis la veille avec les grenadiers de la Rochejaquelein, l’une sous la cocarde tricolore, les autres avec la cocarde blanche. » Fillias fit partie avec Lamoure Auguste, Degournay Pierre, Claude Alexandre, Gombert François, Gostalla Adolphe, Haussmann Georges Eugène, Roques Pierre, Richard Pierre Nicolas, Drouineau Pierre Gustave, Burat, Lacombe, Durocher Jean Claude, (voir ces noms) des douze membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour les (anciens) Ier et XIe arrondissements. Il fit partie, pour le (ancien) Ier arrondissement, des vingt-quatre jurés (deux par arrondissement) spécialement nommés pour apprécier les droits des membres mêmes de la Commission des récompenses nationales à une récompense. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement (par erreur sous le nom de Fillas, Pierre, François sur les listes officielles in Archives nationales F/1dIII/39, corriger ?). Il fit partie, pour le (ancien) Ier arrondissement, des vingt-quatre jurés (deux par arrondissement) spécialement nommés pour apprécier les droits des membres mêmes de la Commission des récompenses nationales à une récompense. Au moment de décerner les décorations, une contestation s’engagea entre certains décorés de Juillet et l’administration ; celle-ci en effet imposa une prestation de serment de fidélité au roi, à la charte et aux lois, qui n’avait pas été prévue initialement. Certains décorés protestèrent contre une telle mesure, plusieurs refusèrent d’aller retirer la décoration, d’autres au contraire la soutinrent. Parmi eux, Fillias, qui signa la Déclaration des citoyens du (ancien) Ier arrondissement, désignés pour la décoration de Juillet, en date du 12 mai 1831 et rédigée comme suit : « Le serment exigé par l’ordonnance du 30 avril dernier est devenu l’objet d’une polémique affligeante, dont le résultat a été de faire naître des doutes pénibles sur les véritables intentions des braves désignés pour la décoration de Juillet. Etre fidèle au roi des Français, garder obéissance à la charte sont des obligations communes à tous les citoyens, s’en affranchir serait un crime : telle est l’opinion des soussignés, qui considèrent comme un devoir de faire la déclaration suivante. L’amour de la patrie, le besoin de résister à l’oppression nous a spontanément fait prendre les armes, ainsi qu’à une foule de généreux citoyens, qui sans illisible et sans s’être concertés ont tous concouru au même but pendant les trois mémorables journées de Juillet. La hache du bourreau nous menaçait tous également ; si nous eussions succombé, elle se fut appesantie sur nos têtes, il fallait vaincre ou mourir. La cause sacrée de la patrie a triomphé mais en plein jour, au brûlant soleil de Juillet, sans avoir jamais conspiré dans l’ombre. Charles X et ses ministres ont été les seuls conspirateurs. Le roi citoyen veut aujourd’hui nous remettre lui-même le signe d’honneur que la nation nous a décerné comme récompense nationale. Nous le recevrons avec reconnaissance des mains royales du chef de l’Etat et nous lui prêterons serment ainsi qu’à la charte. Mais nous ne voudrions pas porter cette honorable décoration si elle devait jamais être considérée comme un signe de ralliement contre l’ordre constitutionnel. Les combattants de Juillet veulent avant tout l’ordre, la paix publique, la liberté et non la licence, la prospérité de la France et la consolidation de toutes nos institutions nationales. Ils se font gloire d’être la légion sacrée de notre jeune royauté et ils en seront toujours les premiers défenseurs parce qu’ils sont convaincus qu’en France maintenant le roi ne veut que ce que veut la loi et que la charte jurée ne cessera jamais d’être une vérité. » (La liste des décorés de la Croix de Juillet du [ancien] Ier arrondissement qui la signèrent était composée de : Godey, Jean-Baptiste ; Truck, Charles, Ferdinand ; Magistel, Antoine, Jean, Louis, Nicolas, Etienne ; Lecocq, Louis, Octave, Amédée ; Guimbal, Guillaume ; Montdidier, François ; Gavier, Louis, Charles ; Boyé, Henri ; Fréchon, Hippolyte, Jean ; Moiton, Alexis ; Blandin, Joseph ; Girard, Jean, Narcisse ; Danse, Charles, Olivier ; Balmet, René ; Lepagnol, Charles, Théodore ; Micheau, George, François ; Poutrait, François, Claude ; Tissandier, Joseph ; Bottet, François, Alexandre ; Viger, Henri, François, Paul ; Bador, Jean, Antoine ; Mocquant, François, Joseph ; Destains, Victor ; Fillias, Pierre, François). Il fut aussi l’un des signataires (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » Il signa, le 13 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Dufrénoy, Léopold, Prosper, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je certifie et atteste que le susnommé sur la présente pétition est le seul qui ne m’a pas quitté pendant la prise du quartier de la rue Verte et de la conduite que je fis aux cinquante-trois militaires et sous-officiers pour les mettre à l’abri de tous dangers. Je n’ai que des louanges à faire du pétitionnaire, il mérite sous tous les rapports la récompense des braves. » Il apostilla la demande présentée par Moison, Pierre, Jean-Baptiste devant la Commission des Réclamants, pour tenter de faire valoir ses droits à la décoration de Juillet, précisant : « Je certifie l’écriture ci-dessus. Lorsque j’obtiens la reddition du quartier de la rue Verte, le susdit Moison était près de moi et s’est conduit comme un vrai Français. » Il prêta son serment de décoré de Juillet, le 16 mai 1831 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il reçut sa croix le 21 juin 1831, et son brevet le 20 août de la même année Il sollicita son admission comme adjudant-major dans la garde nationale. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, en tant que décoré, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Le 12 novembre 1832, Valin-Ponsard, Antoine, Joseph, en résidence à Wargnies-le-Petit (Nord), lui donna procuration pour retirer le brevet de sa médaille. Il reçut, comme décoré de Juillet, une somme de vingt-cinq francs, en 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1833, il sollicita que le mariage de sa fille, Jeanne, née vers 1810 à Haguenau, marchande de nouveautés, fût doté par la Ville de Paris, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; elle devait épouser Borel-Rogat, Armand, Amable, né vers 1799, artiste, demeurant 72, rue Mazarine. Son nom est inscrit sur une liste de décorés de Juillet appelés à recevoir une gratification (dont le montant ne nous est pas parvenu), en 1840 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. En 1840, il fut choisi par le maire du (ancien) Ier arrondissement pour faire partie, pour cet arrondissement, de la délégation de décorés, tous vêtus de noir, qui allaient être admis à suivre le char funèbre, le 28 juillet, à l’occasion de la cérémonie de translation des cendres des victimes de Juillet sous la colonne de la Bastille. Ces décorés étaient au nombre de trois par arrondissement et devaient, par leur conduite, « mériter le plus cette marque de distinction ». Il mourut le 5 mars 1853. Il demeurait 32, rue de Miromesnil en 1830-1833 ; 11 bis, rue du Colisée en 1840. Le Constitutionnel, 3 août 1830 (sous le nom de Lillias) ; Le Courrier français, 4 août 1830 ; Le National, 5 août 1830 ; Le National, 14 août 1830 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 273 (sous le nom de Filias) ; Les Barricades immortelles du peuple de Paris, relation historique, militaire, anecdotique des journées des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830 et du voyage de Charles X jusqu’à son embarquement, par P. C., Paris, Leroi, 1830, p. 334 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 110 (sous le nom de Lillias) ; Dix jours de 1830, souvenirs de la dernière révolution, par A. S. officier d’infanterie de la garde royale, Sala, André, Adolphe, Paris, Hivert, 1830, p. 89-90 ; Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Le Livre de poche, Paris, 1973, tome 3, p. 213 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831) in dossier Cayret-Abady ; Archives de Paris VD6 91, liasse n° 5, état nominatif des décorés de Juillet qui ont reçu l’indemnité de vingt-cinq francs accordée par décision de M. le préfet de police, contenue dans sa lettre du 26 juillet [1833] ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831, idem liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement (il est curieusement sur cette liste) ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 10 ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence une liste, établie en 1840, de décorés de Juillet domiciliés dans le (ancien) Ier arrondissement, et appelés à recevoir une gratification (dont le montant ne nous est pas parvenu), en 1840 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution ; Archives de Paris VK3 27 Mairie du (ancien) Ier arrondissement, décorations de Juillet, registre et certificat de prestation de serment (où il signe bien deux fois Fillias) ; Archives de Paris VK3 29, séance du 11 avril 1831, où il fait un rapport verbal en faveur de Cayeret dit Abadie ; Archives de Paris VK3 44 ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lunel, Joseph, Joachim ; Archives de Paris VK3 54 in dossier Valin-Ponsard, Antoine, Joseph ; Archives de Paris VK3 57 ; Archives de Paris VI1 1, mariages dotés par la Ville, juillet 1833, généralités pour les couples dotés de juillet 1833 ; Archives nationales F/1dIII/33 droit des membres de la Commission à la décoration de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) 1er arrondissement (sous le nom de Fillas, Pierre, François) ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Archives de la préfecture de police AA 370 in dossier Arnold, Antoine, Gabriel, AA 386 in dossier Dufrénoy, Léopold, Prosper (où il signe bien Fillias) ; Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Moison, Pierre, Jean-Baptiste ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/973/15.

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