Fillioux, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 30 messidor an VIII (24 juillet 1799) au Dorat (Haute-Vienne), fils de Fillioux, Jean, tucheur, et de Chinquioux, Jeanne, son épouse. Tailleur de pierres (par erreur terrassier in Archives nationales F/1dIII/39 ou journalier in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives de Paris VK3 37). Il fut blessé, selon un certificat médical délivré par le docteur Teisseyre, Saint-Marc, Joseph (voir ce nom) d’une plaie à la partie antérieure de la tête, faite par un éclat de fusil qui a crevé entre ses mains, par une plaie à la jambe, faite par une balle, et par un coup de baïonnette au genou gauche, blessures qu’il reçut sans doute à Saint-Cloud. Il fut soigné à l’hôpital de la Pitié. Marié et père de deux enfants en bas âge, il reçut (sous le nom de Filioux) un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut (sous le nom de Filioux et sous celui de Filion, Jean-Baptiste in Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates) un secours de quarante francs, le 27 août, de la part de la Commission de secours puis un secours de cent cinquante francs avant le 12 octobre 1830, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Sceaux. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux (sous le nom de Fillion sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il est sur les listes de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, des blessés de la 1re catégorie de la 2e classe, avec une indemnité de trois cents francs versés sur une année qu’est-ce qu’il fait là ? j’ai bien Fillioux, Jean-Baptiste, qui a reçu soixante-dix francs du Constitutionnel. Il fut admis dans la 5e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs. Il lui fut, en tant que blessé de la 5e classe, accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. le maire de Gentilly rapportait sur son compte les informations suivantes : « Le sieur Fillion, Jean-Baptiste, journalier, blessé, n’est pas compris au contrôle du service ordinaire [de la garde nationale, N.D.A.] et je ne pense pas qu’on veuille jamais l’y comprendre ; il aurait de la peine à vivre en bonne intelligence avec les autres, c’est un tapageur connu ; il fut renvoyé de la garde municipale à cheval par son inconduite (ceci soit dit en confidence). S’il demande un habillement bourgeois, on est libre de le lui donner mais il est assez bien rétribué par les secours qu’on lui donne mensuellement ; la blessure à la tête, qui lui a valu la croix, il la reçut dans les premiers jours d’août en jouant dans la plaine avec d’autres camarades : un fusil qu’il avait trop chargé lui creva dans les mains et manqua de le tuer : ainsi blessé (et hors des affaires) il fut dans Paris, je ne sais dans quel arrondissement et [se présenta] comme victime des journées de Juillet et il obtint des secours dans plusieurs endroits, même au bureau du Constitutionnel. Ce n’est pas cependant qu’il ne se soit pas trouvé dans Paris lors de ces mêmes affaires mais il en revint porteur d’un fusil tout neuf et sans blessure. Le 5 janvier dernier, par jugement du tribunal correctionnel il fut condamné pour rébellion à seize francs d’amende et aux frais. C’est, comme vous voyez, monsieur le sous-préfet, un assez mauvais sujet ; il a été croix, on ne peut pas la lui ôter, mais il ne l’honore jamais. » Il prêta son serment et reçut sa croix le 28 juin 1831 à la sous-préfecture de Sceaux ; le serment était ainsi rédigé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il fut pourtant choisi, avec quarante-sept autres décorés, par le préfet de la Seine, pour composer la délégation de décorés qui devaient assister, le 27 juillet 1831, aux cérémonies commémoratives de la révolution, qui eurent lieu à la Bastille puis au Panthéon. Il demeurait à Gentilly (Seine) en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 61 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 55 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ve classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 114 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7, liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 13, lettre en date du 11 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Filion, Baptiste) ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates (sous le nom de Filion, Jean-Baptiste) ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien) (où les secours de cent et de cinquante francs sont rayés) ; Archives de Paris VK3 37, Décorés de Juillet pour la députation, liste de quarante-huit citoyens qui ont été désignés par le sort pour les cérémonies du Panthéon et de la Bastille, idem état nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet, qui ont retiré leur croix des bureaux de la sous-préfecture de Sceaux après avoir prêté entre les mains du sous-préfet le serment prescrit par l’article 4 de l’ordonnance du roi du 30 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 44 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, arrondissement de Sceaux (sous le nom de Filliou, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, blessés de 5e classe. Il y a in Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de décembre 1833, un Fillioux, Jean-Baptiste qui reçut, comme ancien condamné politique, un secours de vingt francs en décembre 1833, un secours de vingt francs en janvier 1834, ce qui représentait sans doute le montant d’un secours mensuel qui lui fut alloué, pendant tout le règne de Louis-Philippe comme ancien prisonnier politique ; in Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris, il apparaît pour un secours mensuel de vingt francs.

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