Fils, Jean
Biographie
Il reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il demeurait 10, rue Beaurepaire en 1831. Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement.
Fils, Jean.
Né vers 1806 à Besançon (Doubs). Bijoutier. Il s’illustra à la Grève et rue de Richelieu. Il resta sans ouvrage après la révolution et au moins jusqu’en septembre 1831. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et des secours. Il adressa la lettre suivante à cette Commission : « Le sieur Fils, Jean, père de famille et garde national de la ville de Paris, a l’honneur de vous exposer qu’en combattant pendant les trois mémorables journées de Juillet parmi un grand nombre de citoyens dont je me forçais d’enflammer le courage, ne n’avais d’autres ambitions que de concourir au bonheur de la patrie. J’eusse volontiers sacrifié ma vie et surtout mes espérances pour cette sainte cause, persuadé que mon pays affranchi ne serait pas ingrat envers ses défenseurs. Aujourd’hui que l’arbitraire a fait place à l’ordre légal et que la justice seule préside à toutes les récompenses, j’ose solliciter pour prix de mon dévouement une place de coursier de cabinet. Une moralité sans reproche, des sentiments politiques conformes aux vues du gouvernement actuel et les certificats qui m’ont été délivrés par les courageux témoins de ma conduite pendant les trois jours de combat me donnent des droits à la bienveillance du roi. Je l’invoque avec confiance. » Il joignait à sa demande un billet signé de Bureau, Alize (voir ce nom), élève de l’Ecole polytechnique, ainsi rédigé, le 30 juillet 1830 : « Laissez sortir treize hommes du 6e peloton, sur la présentation de ce billet par le sieur Larcher dudit peloton. » Le certificat suivant : « Je certifie que le sieur Henri illisible Fils, Jean, demeurant rue des Blancs-Manteaux, n° 5, s’est trouvé avec moi dessous les colonnes du Théâtre-Français le 29 juillet 1830. » Signé illisible Rénevey ? Ce dernier certificat : « Je, soussigné, certifie que le sieur Fils, Jean, faisait partie du bataillon que j’ai commandé à la Bourse le 29 juillet dernier. » Signé, le 22 novembre 1830 : Bazille-Fregeac (voir Bazilefrejac, Jean-François), commissaire de police du faubourg Saint-Denis. Il demeurait 2, rue Michel-le-Comte en juillet 1830. 5, rue des Blancs-Manteaux en 1830-1831. Archives nationales F/1dIII/88.