Fistel, Nicolas, Louis, ou Fistel fils
Biographie
Né vers 1810 à Grand Baraque Coudo illisible... Commis de roulage. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Je, soussigné, décoré de Juillet, ancien administrateur de l’entreprise Audry de Puiraveau, Gallot et Cie, certifie que le sieur Fistel fils aîné, employé dans notre administration a pris, un des premiers, les armes, lors de la glorieuse révolution de juillet 1830, qu’il s’en est servi avec le plus grand courage pendant les trois jours de combat et qu’enfin il ne les a déposées qu’après l’affaire de Rambouillet, à laquelle il a pris part. Si le sieur Fistel n’a point eu l’honneur de recevoir encore la décoration de Juillet, c’est que jusqu’à présent ses affaires ne lui ont point permis de faire les démarches nécessaires pour obtenir cette récompense, étant depuis près d’un an en Belgique, où il est encore retenu, par suite des blessures qu’il a reçues en combattant contre les Hollandais. » Signé, le 19 octobre 1831 : Watteville, Adolphe (voir ce nom) ; Mendez (voir sans doute Mendez, César ?), qui ajoutait l’apostille suivante : « Je, soussigné, ancien chef de division de l’entreprise Audry de Puiraveau, Gallot et Cie, déclare véridique l’exposé ci-dessus et reconnaît que le sieur Fistel s’est très bien battu dans les mémorables journées de Juillet. » Le deuxième, ainsi rédigé : Je, soussigné, atteste que M. Fislet (sic) fils aîné, ex-employé dans la maison Audry de Puiraveau, André Gallot et Cie, de cette ville, s’est conduit en brave patriote dans les journées de juillet 1830. » Signé le 19 octobre 1831 : Lair aîné, demeurant rue de la Grange-aux-Belles. Le troisième, ainsi rédigé : « Le soussigné, ex-employé dans la maison de MM. Audry de Puiraveau, A. Gallot et Cie, atteste sur l’honneur que le sieur Fistel fils, employé dans la même maison, s’est trouvé avec lui et plusieurs de ses camarades, le 28 juillet dernier vers 3 heures de l’après-midi, sur le boulevard à l’angle de la rue Faubourg-Poissonnière, pour repousser la garde royale qui faisait feu sur les citoyens, qu’il faisait partie des employés qui se sont dirigés le 29 au matin sur les différents points où la troupe cherchait à comprimer l’élan national, notamment dans la rue Saint-Honoré, à l’angle de la rue Saint-Nicaise, où la garde était retranchée dans les maisons, que dans toutes les circonstances il a contribué efficacement à venger les victimes qu’on a faites parmi nous pendant les trois mémorables. » Signé, le 30 mai 1831 : Carlier (voir Carlier, François, Félix, Gustave, Cornélis), officier en réforme, demeurant 55, rue de Cléry. Il demeurait 2, rue des Nonandières en 1830. Archives nationales F/1dIII/88.