Fitz, Patrick

Biographie


Né à Bordeaux. Il pansa les blessés les 27, 28 et 29 juillet. Dans l’exposé qu’il fit de sa propre conduite, Thourel, Albin, donnait les indications suivantes : « Le 29 juillet, au milieu de la fusillade la plus meurtrière, j’ai fait ouvrir les portes de la maison que j’habite, rue de Chartres, n° 8, en face des Tuileries. Secondé par le sieur Monnet, portier, je ramassais ou fis ramasser près de soixante blessés, qui reçurent chez moi les premiers soins des mains du docteur Fitz, Patrick (voir ce nom), demeurant même rue n° 13 et de deux élèves en médecine. De là, quand le feu devenait moins vif, nous les faisions transporter à la Charité. » Fitz, Patrick sollicita la décoration et une place d’aide major dans le corps municipal de Paris. Il joignait six certificats à sa demande, mais qu’il retira le 19 avril 1831 et son dossier est donc vide, hors l’observation suivante inscrite sur la couverture : « Bons renseignements. Secours aux blessés dans le danger. Mérite la médaille nationale. » Il signa, en tant que chirurgien du poste du Palais-Royal de la compagnie de Vernon, le certificat suivant en faveur de Mollet, Pierre : « Les soussignés, locataires d’une maison appartenant à M. Chevet, sise rue de Chartres n° 8, vis-à-vis le Carrousel, certifions à qui il appartiendra que le nommé Molet (sic), Pierre, portier de ladite maison, pendant les glorieuses journées des 28 et 29 juillet, a tenu une conduite au-dessus de tout éloge. Aidé il est vrai par quelques locataires, Molet a recueilli dans sa cour et dans deux remises au moins soixante blessés, qu’il allait chercher lui-même à travers les balles et les boulets. On l’a vu constamment s’exposer aux plus grands dangers pour secourir les victimes de la liberté dans tous les rangs et leur prodiguer les soins les plus empressés. Cet homme courageux a de plus sauvé de la fureur du peuple, fureur bien légitime dans cette circonstance, quatorze soldats du 6e régiment de la garde royale, faits prisonniers, et qu’il est parvenu, non sans peine, à cacher dans une écurie ; parmi eux était le capitaine Cauchy, blessé d’une balle à la cuisse. Quoique pauvre, il a prodigué aux blessés son vin, son linge, ses matelas et une assez grande quantité de planches qui lui appartenaient pour les transporter dans les hôpitaux, au fur et à mesure qu’ils étaient pansés. » Il signa, le 5 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Monin, Napoléon, Pierre, Edouard, Victoire : « Je, soussigné, chirurgien aide-major de la garde municipale de Paris, certifie que le sieur Monin, Napoléon, a agi honorablement dans les affaires des 26, 27, 28 29 juillet et que ce brave jeune homme n’a pas cessé de montrer son courage en commandant au Louvre et aux Tuileries, où je l’ai vu dans les rangs, se signaler. » Il demeurait 13, rue de Chartres en 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Archives de Paris VD6 91 in dossier Thourel, Albin; Archives de Paris VK3 44 ; Archives de Paris VK3 48 in dossier Mollet, Pierre, idem in dossier Monin, Napoléon, Pierre, Edouard, Victoire ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 7 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales. Nombreuses entrées Internet.

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