Flamant, Charles
Biographie
Né dans le Nord. Il était présent à Elbeuf en juillet 1830. Il était porteur d’un certificat qui attestait sa participation aux journées de Juillet, et ainsi rédigé : « Les soussignés, officiers et volontaires ayant fait partie du bataillon d’Elbeuf, certifient qu’il est à leur connaissance que, le 30 juillet dernier, le sieur Charles Flamant, au moment où les jeunes gens d’Elbeuf se disposaient à marcher au secours des Parisiens, s’empara d’une caisse et, parcourt plusieurs quartiers de la ville en battant la générale, Ils attestent aussi que ledit Charles Flamant, fin de seconder l’ardeur et l’impatience des jeunes gens armés qui demandaient un chef, se présenta et que le départ d’Elbeuf s’effectua sous ses ordres. Nommé commandant de l’avant-garde, le sieur Flamant s’est toujours comporté en bon patriote et a rendu les plus grands services au bataillon, par le zèle, la fermeté et illisible » Il joignait à sa demande une lettre de recommandation de Vatimesnil, député du Nord, demeurait 3 bis, rue Richer. La Liste des citoyens présentés au Roi par la Commission des récompenses nationales de la Seine-Inférieure pour la médaille de Juillet récapitulait ainsi sa participation aux événements qui avaient suivi, dans ce département, la révolution de Paris, et antérieurs au 30 du même mois : « Il s’est associé, des premiers, à l’élan patriotique de la ville d’Elbeuf. Il battait la générale dans toute la ville pour appeler les citoyens aux armes. Le 30 juillet, il partit avec la colonne des volontaires, dont il commandait le 1er détachement. » Ayant été désigné par la Commission des récompenses nationales pour recevoir la médaille de Juillet, il la refusa, estimant mériter la croix. Une dépêche indiquait à son sujet : « Ayant commandé les volontaires d’Elbeuf qui sont venus au secours de Paris dans les journées de Juillet, réclame avec insistance une décoration comme prix de ses services. Cette demande est renvoyée du cabinet du roi avec une note où il est dit qu’elle mérite une attention particulière. » En octobre 1831, à la veille de retourner en province, il sollicita la remise des pièces qu’il avait confiées à la Commission des récompenses nationales. Il demeurait hôtel des Gaules, rue du Coq-Héron en octobre 1831. Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances n° 26, 2e section, ordonnance n° 1137 du 17 juillet 1832, Paris, Imprimerie royale, mars 1833, p. 3, ordonnance du roi qui décerne la Croix de Juillet à quarante-deux citoyens et la médaille de Juillet à cinquante-huit citoyens ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier récompenses de juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-Inférieure.