Fléchot ou Flechet, Joseph, Benoit

Biographie


Fourrier au 53e régiment de ligne en juillet 1830, il déserta pour rejoindre les rangs du peuple. En 1831, militaire au 6e escadron du 1er lancier à Saint-Germain-en-Laye, il adressa la lettre suivante à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac : « Dans nos mémorables journées de Juillet, je quittai mon régiment pour me mêler au parti des réparateurs de notre sainte liberté (j’étais alors fourrier au 53e de ligne en garnison à Paris) au milieu de la foule. Je reçus entre la porte Saint-Martin et Saint-Denis une légère blessure au cou, de la main d’un scélérat que je n’ai pu reconnaître mais que j’ai présumé être du parti carliste. De là, je me rendis à la demeure du général Lafayette, où je parvins à me faire inscrire, sans aucune autre déclaration que le désir de servir mon pays, en traversant la presse (sic) de notre brillante jeunesse, qui venait aussi donner ses noms pour la défense de notre grandeur nationale. Quand le calme eut succédé à cette crise à jamais glorieuse, je demeurais encore quelque temps dans les postes nationaux en qualité de sous-officier puis je choisis le 1er régiment de chasseurs, où je passais comme simple soldat et où je fus, par la suite, nommé brigadier. Ces mêmes listes ont été compulsées, à ce qu’il paraît et j’ai vu mon nom figurer dans le journal des récompenses nationales mais les prénoms en sont changés et ce qui m’étonne en ce moment c’est que moi je sois encore à attendre ce que les militaires ou bourgeois qui ont pu se trouver dans le même cas ont reçu depuis longtemps. Je serais cependant aussi glorieux et aussi flatté que tout autre, Messieurs, de porter le signe de notre ouvrage, ce signe qui décore un grand nombre de ceux qui ont contribué à reconquérir notre liberté et qui seront toujours prêts à tout sacrifier pour la maintenir si on venait à la troubler. Veuillez donc, Messieurs, porter quelque intérêt à la demande que j’ai l’honneur de vous adresser, s’il y a encore lieu. Quand je n’aurais fait que quitter mon régiment pour me ranger sous la bannière nationale, il n’y allait rien moins que de ma tête si l’affaire avait mal tournée mais j’ai fait aussi partie du détachement de Vincennes et de Rambouillet. J’aurais plus prendre une démarche plus hiérarchique, à la vérité, mais j’ai cru ne pouvoir mieux m’adresse, Messieurs, qu’aux personnes chargées de la direction des récompenses, et à qui j’ai l’honneur, etc. » Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, major de la IIe légion, certifie que le nomme Fléchel, Benoît, Joseph, ancien fourrier au 53e régiment de ligne, a pris les armes le 28 juillet dans les rangs des citoyens et qu’il a été constamment attaché aux ordres de M. le colonel commandant la IIe légion, que depuis le 28 jusqu’à ce jour il a été employé à commander, comme sous-officier, les différents postes qui lui ont été confiés pour le maintien du bon ordre. » Signé, le 13 août 1830 : illisible Bertin. Archives nationales F/1dIII/88. Il y a un Fléchel, Benoît, Joseph, né vers 1807 à Liancourt (Oise), ex-employé dans l’administration, libéré par décision du conseil de guerre après les événements de juin 1848, dossier 3140,2470 cote 6J34, 6J42.

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