Fleury, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1766. Serrurier ; il avait été employé comme arquebusier dans un des établissements du gouvernement. Il fut blessé d’un coup de crosse reçu dans la poitrine et qui lui occasionna des crachements de sang. Il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il travaillait peut-être, ou avait travaillé autrefois, pour le général Lafayette. Le 13 septembre 1830, il fit une lettre soit au général Fabvier soit au général Lafayette, presque illisible tant elle est mal rédigée mais dont nous rapportons approximativement les termes suivants : « […] Victime depuis 89 de la Révolution française, le 14 juillet reconnu vainqueur de la Bastille comme sergent de la garde qui me fut confiée par MM. Curains et Satttet illisible, vainqueur du 10 août, 9 thermidor et autres positions où notre infortunée patrie s’est trouvée en danger, occupant continuellement la présidence de l’arrondissement des Gravilliers et notamment celle de l’acceptation de la constitution de 93, qui m’a valu sept mois et demi de captivité, qui grâce au 9 vendémiaire a porté fin à ma captivité, dont le 28 juin fut mis en liberté en dépit des vils fripons royaux. […] Victime des journées du 28 juillet et 29, blessé après avoir sauvé un officier et un soldat grenadier et avoir arrêté un officier suisse entre le vieux Louvre et le Carrousel, qui par sa faute fut perdu, là j’ai reçu un coup de sabre au ventre et un coup de crosse de fusil, qui m’ôta toute la force de pouvoir me joindre aux illisible du départ pour Rambouillet. Depuis ce moment, illustre général, je suis affligé par mes blessures, réduit à la dernière position, ayant vendu jusqu’au dernier matelas de mon lit et de mes cinq enfants, ce qui me fait implorer votre généreuse sensibilité, qu’il plaise à mon illustre général de s’informer de ma personne auprès de mon digne général Lafayette, sous les ordres duquel j’étais en 91 et c’était jusqu’au moment où nous eûmes le malheur de voir cet … de nos libertés s’expatrier de nous. […] J’eus l’honneur d’adresser à mon illustre général Lafayette un mémoire le suppliant de vouloir m’adjoindre dans un arrondissement pour y prendre soin des armes comme arquebusier. » Il était le soutien de sept enfants, y compris sans doute deux d’un de ses enfants. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut (sous le seul nom de Fleury) vingt francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut admis, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, dans la 1re classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versés sur une année. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était père de sept enfants en 1830. Il demeurait 32, rue du Rocher en 1830. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel (sous le nom de Fleury, J.-B, Et., L.) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 66 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7, liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des combattants de Juillet qui ont reçu à la mairie du (ancien) Ier arrondissement sur les fonds de la souscription nationale, le paiement des 120 francs accordés par ladite souscription ; Archives de Paris VK3 26, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de la 1re classe dont les bulletins individuels ont été remis le 19 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien) (sous le seul nom de Fleury), idem même référence registre de la Souscription nationale, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de Paris VK3 44 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ier arrondissement, blessés de 1re classe. Voir sans doute Vanier femme Fleury ?