Fliniaux, Adolphe
Biographie
Né le 15 avril 1801 à Masnières (Nord). Avocat à la cour de Paris. Le 17 novembre 1830, il écrivait à la Commission des récompenses nationales pour solliciter la décoration de Juillet : […] Ancienne victime du ministère déplorable, élu porte-drapeau du 1er bataillon de la IIe légion de la garde nationale, […] sorti le 27 juillet il n’est rentré qu’après minuit. Sorti de nouveau le 28, il n’a remis les pieds chez lui le 29 que dans l’après-midi, après une absence de plus de vingt-quatre heures. Le 30, il était mis, par écrit, à la disposition du général Baudrand. » Da Costa, capitaine d’état-major de l’ancienne armée, chevalier de la Légion d’honneur, lui délivra un certificat pour attester qu’il avait bien combattu sous ses ordres et qu’il avait « montré un courage étonnant au désarmement du poste de la gendarmerie, place du Châtelet et à celui du peloton de la Garde royale […] quai de la Ferraille ». Boileux, T., lui délivra le certificat suivant : « Je, soussigné, négociant à Cambrai, me trouvant pour affaires à Paris pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, logé chez M. Doter, hôtel de la Paix, rue Richelieu, n° 27, certifie avoir vu le sieur Fliniaux, Adolphe, à la première barricade près la place du Palais-Royal et que nous ne nous sommes retirés avec la foule qu’après la seconde décharge de mousqueterie. De ce moment nous ne nous quittâmes plus jusqu’au 28 vers 5 heures du soir que nous fûmes séparés par la force armée réunie place des Victoires. Nous avons travaillé aux premières barricades de la rue Saint-Honoré et dans l’après-midi du 28 nous avons été des premiers à affirmer partout qu’il nous était arrivé de Rouen un renfort d’une quinzaine de mille hommes, afin d’entretenir l’ardeur des combattants. Dans la nuit du 28 au 29, je me rendis plusieurs fois au logement de Fliniaux ; il n’y revint pas et je quittai Paris le 29 vers 10 heures, sans le voir. » Moreau, Charles, teinturier, demeurant 95, cour Saint-Guillaume, grenadier à la compagnie Lafitte dans la IIe légion de la garde nationale, certifia l’avoir vu avec Boileux, ses pays, « près le Théâtre-Français, dans les journées du 27, 28 et 29 juillet ». Benard, Pierre, Maurice (voir ce nom), marchand d’estampes, demeurant 49, galerie Vivienne, ex-sergent-major dans le 15e léger de l’ex-armée, lieutenant la garde nationale, certifia que Fliniaux avait « fait le coup de fusil à mes côtés dans la rue de Richelieu le 29 juillet pendant une demi-heure et qu’il a montré beaucoup de courage et de présence d’esprit ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, il fut nommé substitut du procureur du roi à Corbeil, puis juge d’instruction au tribunal de Mantes. Il est l’auteur avec Wilbert d’un Atlas historique et critique sur l’organisation politique de la France, paru en 1830. Il demeurait 27, rue Neuve-des-Petits-Champs en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; La Gazette des tribunaux, 24 janvier 1837. Il est peut-être l’auteur en 1842 d’un Dictionnaire biographique des personnages les plus célèbres.