Flocon, Louis, Auguste, Ferdinand

Biographie


Né le 1er novembre 1800 à Paris, fils d’un employé du télégraphe. Homme de lettres, auteur avec Beckhaus en 1824 d’un Dictionnaire de morale jésuitique. Il apostilla la lettre présentée par Valsemey, Pierre, Guillaume à la Commission des récompenses nationales, comme contenant des faits exacts « puisque M. Valsemey, dans ces diverses occasions, était à côté de moi » ; cette lettre contenait les faits suivants : « […] Le mardi dans la matinée, je préparai des cartouches et fondis des balles non seulement pour moi mais encore pour mes nombreux amis. Vers l’après-dîner, des ouvriers passèrent rue Vivienne portant un cadavre. La vue de ce spectacle d’horreur me transporte. Je cours, accompagné de mes amis, sur la place de la Bourse, où s’étaient rendus les porteurs de cette malheureuse victime et, là, nous fîmes un appel aux armes et excitâmes les ouvriers par nos cris de vengeance. Par suite, je me procurai des armes et aux événements qui suivirent je pris une part très active en combattant au Louvre et au Palais-Royal. » De la même manière, le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement, en date du 12 février 1831 et en faveur de Valsemey, contient les indications suivantes sur la participation de Flocon aux combats : « Le 27 soir, a fondu des balles pendant une grande partie de la nuit. Sur la place de la Bourse, fit partie avec M. Flocon, qui fit un appel au peuple […]. » De la même manière enfin, il apostilla ainsi la lettre que fit parvenir Valsemey à la Commission des Réclamants afin de faire valoir ses droits à la Croix de Juillet et non à la simple médaille qu’il avait reçue : « J’atteste que le citoyen Valsemey s’est très bien conduit au Louvre et au Palais-Royal, le jeudi 29. Je le certifie avec d’autant plus d’assurance que dans ces deux combats, j’étais à même de voir comment il se comportait. Si l’attestation d’un témoin oculaire peut être de quelque prix auprès de la Commission, je la prie d’avoir égard à la mienne. » Il signa un certificat en faveur de Léon Hamel, rédigé en ces termes : « S’est battu hier à côté de moi pendant plusieurs heures à l’attaque des maisons où les gardes royaux s’étaient retranchés. Ce jeune homme s’est battu vaillamment et son extrême jeunesse ainsi que son courage me l’ont fait remarquer au moment où le combat était le plus acharné. » Convoqué, le 16 décembre 1830, par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, il s’excusa, dans ces termes, de ne pouvoir se rendre à cette convocation : « Employé par un journal à la rédaction du procès des ministres, il m’est impossible de profiter de cette invitation. Je vous prie, etc. » Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il fut arrêté dans l’affaire du coup de pistolet tiré contre le roi, le 19 novembre 1832. Son père, en novembre 1830, sollicita la décoration de la Légion d’honneur. A cette occasion, la lettre de recommandation suivante fut envoyée au grand chancelier de la Légion d’honneur, le maréchal Macdonald, (sans qu’apparaisse l’auteur) : « M. Flocon, directeur du télégraphe de Toulon, désire obtenir la décoration de la Légion d’honneur. Il a des titres particuliers à cette distinction. Depuis 1813, il remplit les fonctions de directeur. Il a établi plusieurs lignes, celle d’Anvers à Flessingue, au moment où les Anglais occupaient encore l’île de Walcheren, et depuis celle de Bayonne. Il a donné, particulièrement à Toulon au moment des expéditions de Morée et d’Afrique des preuves d’un zèle et d’un dévouement fort remarquables. Lors des derniers événements, son fils a été au premier rang des défenseurs des libertés publiques et il a refusé la juste récompense dont on voulait honorer son courage, en demandant que ce qu’il avait fait fût ajouté aux titres qu’invoquait son père pour obtenir la décoration de la Légion d’honneur. » La demande de décoration fut classée. Il demeurait 9, rue du Cadran en 1830 ; rue Thévenot en 1831 dans l’attestation qu’il signe en faveur de Valsemey, Pierre, Guillaume. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Révélations sur le coup de pistolet du 19 novembre 1832, par un des accusés du complot, Flocon, chez Levavasseur, Paris, 1832 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Chèvre, Félix, Etienne, in dossier Hamel, Léon ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIV/F/3 Récompenses honorifiques, Légion d’honneur ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Valsemey, Pierre, Guillaume ; Dictionnaire de morale jésuitique, Paris, chez les marchands de nouveauté, 1824.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.