Fonblanc, Benoît

Biographie


Né vers 1797 à Auch (Gers). Ancien capitaine. Il fut blessé à la main et à la joue. Il reçut (sous le nom de Fonblant) un secours de cent francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de quatre-vingts francs, le 12 août 1830, un secours de cent francs, le 13 septembre 1830, un secours de cent cinquante francs le 15 octobre 1830 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Nous, habitants du quartier Saint-Honoré près le Palais-Royal, témoins de la conduite noble et courageuse que M. Fonblanc a tenue dans la journée mémorable du 29 juillet, nous nous plaisons à signaler ici les principaux traits que nous avons admirés et dont voici l’exposé. Dans ce jour consacré par la restauration de nos droits et de notre liberté, M. B. Fonblanc, après avoir recruté dans la rue Saint-Honoré quelques braves armés, vola à leur tête dans la rue du Coq, s’empara de la grille du Louvre donnant de ce côté, en força l’entrée et parvint dans son intérieur au même moment où les autres portes étaient brisées par d’autres braves. S’étant emparé des fusils des Suisses qui en occupaient les différents postes et après les avoir distribués à ceux qui n’étaient que faiblement armés, il courut aux Tuileries, d’où, toutes les troupes ayant disparu, il se replia aussitôt sur le Palais-Royal, où un feu soutenu de tous les points et principalement des maisons de la rue Saint-Honoré exigea que M. Fonblanc déployât autant de prudence que de courage, tant pour soutenir l’ardeur de sa troupe et des jeunes gens des faubourgs qui s’étaient ralliés à lui que pour éviter le massacre qui en aurait été fait par les soldats de la garde, embusqués dans ces maisons. Atteint d’un coup de feu à la joue droite au moment où il faisait briser par les siens une porte dont il s’était emparé, il se rendit maître de toute la troupe qui se trouvait dans la maison, et, quoique blessé de nouveau d’un coup d’épée à la main droite, il donna la plus grande preuve d’humanité, en sauvant tous ces malheureux d’une mort certaine. Espérant que de telles actions, attestées par nous, pourront être de quelque utilité à M. Fonblanc ou qu’il lui sera agréable de recevoir de nous ce témoignage de notre considération, nous nous sommes fait un devoir d’y apposer nos signatures. » Signé, le 9 septembre 1830 : Rahout jeune, fourrier, demeurant 217, rue Saint-Honoré ; Vigneux, E. ou C., marchand de vins, ; (dans le certificat signé par le même en faveur de Yves, Hyacinthe, l’orthographe du nom est Vigneaux, même profession, même demeure ; dans le certificat signé par le même en faveur de Degraine, Louis, Alexandre, l’orthographe du nom est Vigneaux, même demeure) ; Bonnefoy, demeurant 198, rue Saint-Honoré ; Fayeux, 198, rue Saint-Honoré (ou 202, rue Saint-Honoré dans la copie du certificat) ; Capran (mais la signature est attestée par le commissaire de police sous le nom de Caperan ; Caperan aussi dans la copie du certificat), demeurant 3, rue du Cloître-Saint-Honoré. Le deuxième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Fonblanc, Benoît demeurant rue Montmartre, n° 88, a été blessé le 29 juillet dernier, d’un coup de feu à la joue droite et d’un coup d’épée à la main droite, que jusqu’à ce jour il a été pansé à l’ambulance et qu’il est porté sur l’état des blessés que j’ai remis au général Lafayette lorsqu’il est venu visiter nos braves. » Signé, le 29 août 1830, à l’ambulance du passage du Saumon, Léger, Théodore (voir ce nom), chirurgien. Le troisième, ainsi rédigé : « Attestation de MM. les habitants et propriétaires de la maison sise rue Saint-Honoré n° 261. Désirant reconnaître autant qu’il est en nous les services importants que nous a rendus M. B. Fonblanc dans la journée du 29 juillet et jaloux de rendre hommage à sa conduite toute généreuse envers les soldats de la garde qui s’étaient emparé de vive force de notre maison pour faire feu sur les intrépides défenseurs de notre liberté, nous, propriétaires et habitants de la maison sise rue Saint-Honoré n° 261, certifions et attestons que dans la susdite journée du 29 juillet dernier M. Fonblanc, après s’être emparé par la force des armes de notre maison occupée par les soldats du 6e régiment de la garde et malgré ses blessures a non seulement fait respecter nos propriétés par les hommes qu’il commandait et tous ceux qui se sont présentés mais encore qu’il a étendu son humanité jusqu’à sauver d’une mort certaine toute la troupe qui s’y trouvait. » Signé, le 3 septembre 1830 : Guillemin, principal locataire ; Guillemin fils ; Chaigniat ; Viart ou Viard. Le dossier d’examen de ses droits fut a priori instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. L’examen de son dossier fut sans doute infructueuse puisque son dossier fut examiné par la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac ; sa fiche le présentait comme professeur et comme ayant reçu de cinq à six cents francs. Il demeurait 88, rue Montmartre en 1830 ; 15, rue Montholon en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 22 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 24 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives nationales F/1dIII/88.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.