Fondary, Joseph
Biographie
Né le 16 germinal an XI à Champeix (Puy-de-Dôme). Maçon. Il fut gravement blessé d’un coup de feu aux reins, à l’attaque de la caserne de Babylone le 29 juillet. Transporté à l’hôpital de la Charité, il y mourut quelques instants après son arrivée. Son frère reçut un secours de cent francs et un autre de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Il laissait des parents, Fondary, Antoine, né le 19 février 1775 à Champeix, bottier, et Barrière, Marie, né le 17 janvier 1769, aussi à Champeix. En date du 30 août 1830, la mairie de Champeix délivra un certificat comme quoi Fondary, Antoine avait « toujours mené une conduite très régulière et à l’abri de tout reproche ; mais d’une fortune très médiocre, ayant eu sur les bras une nombreuse famille et obligés les uns et les autres d’abandonner la maison paternelle pour se procurer une existence plus favorable et venir au secours de la vieillesse de leur père, qui combattit jadis sous les drapeaux de l’honneur, en défendant la liberté ». Le 19 avril 1831, le maire de Champeix lui délivra un nouveau certificat attestant qu’il était « père de six enfants dont trois décédés y compris celui qui est mort en combattant dans les journées de Juillet » et que « cette nombreuse famille avait déjà épuisé ses ressources réduites. Plus tard, il semblait naturellement qu’il allait arriver à un avenir meilleur ; son attente a été vaine, deux autres nouveaux bottiers sont venus s’établir dans le pays et, choisissant des quartiers plus fréquentés, ont presque annulé son état. Doué naturellement d’une santé faible et d’un corps grêle, joint au défaut d’habitude et à son âge il est presque inhabile à travailler la terre ». Ils furent pensionnés de trois cents francs, il leur fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 28 pluviôse an IX à Champeix ; sur l’acte de mariage, Fondary, Antoine est indiqué comme le fils de Fondary, Jean et de Rollier, Marie et comme étant marchand ; Barrière, Marie est indiquée comme la fille de Barrière, Jacques, Joseph, Simon, propriétaire (mais maître perruquier dans l’acte de naissance de Barrière, Marie), et de Mary, Marie (mais Mary, Jeanne dans l’acte de naissance de Barrière, Marie). Les parents eurent comme fondé de pouvoirs, pour faire valoir leurs droits, leur autre fils, Fondary, Jacques, Joseph, Simon, demeurant 7, rue Saint-Nicolas-du-Chardonneret en 1831, puis après le retour de ce dernier à Champeix, procuration fut donnée au député Pourrat, demeurant 5, rue des Petits-Augustins. Fondary, Joseph demeurait 105, rue de Sèvres ; ses parents, à Champeix en 1831. Le nom de Fondary (J. Fondary) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 56 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 109 ; Archives de Paris DM13 1, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des ascendants dont les bulletins individuels ont été remis le 16 décembre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, une feuille volante avec la liste des ascendants du Xe arrondissement, idem dossiers individuels ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (29 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.