Forel, François

Biographie


Né le 27 juillet 1776 à Paris. Ancien militaire, devenu ébéniste en 1830, serrurier-mécanicien en équipage en 1831. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions avoir vu dans la matinée du 28 juillet dernier, le sieur Forel, François, ébéniste, ancien militaire, père d’une nombreuse famille et sergent dans la compagnie de grenadiers du 2e bataillon de la IVe légion, demeurant rue Bailleul, n° 11 ; lequel, accompagné de quatre autres citoyens, habillés comme lui en gardes nationaux et armés, se porter du côté de la mairie du (ancien) IVe, d’où nous les avons vus revenir accompagnés de plus de deux cents citoyens et s’établir sur l’esplanade du Louvre, d’où ils ont été chassés par les feux des Suisses ; et le 29 contribuer à la confection des barricades du quartier Saint-Honoré et faire des patrouilles pour maintenir l’ordre ; qu’il est à leur connaissance qu’il a fabriqué et fait fabriquer les 28 et 29 des cartouches qui ont été distribuées aux combattants établis à Saint-Germain-l’Auxerrois et rue des Poulies. » Signé : Masson, maître d’hôtel garni, demeurant 6, rue des Poulies ; Kibourg, Jean-Jacques, Paul (voir ce nom), sergent-major à la 3e compagnie de chasseurs, demeurant 2, rue des Poulies ; Sassot (voir ce nom), épicier, sergent à la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 3, rue des Poulies ; Dachez, marchand de vins, demeurant 6, rue des Poulies ; Lessamn-Demenau, chevalier de la Légion d’honneur ; Rambal (voir Rambal, François, Amic, Elie), sergent à la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 11, rue Bailleul ; Blayeux, demeurant 11, rue Bailleul ; Petiteau illisible, demeurant 123, rue Saint-Honoré ; Lataye (voir Lataye, Anne, Louise mademoiselle), demeurant 2, rue des Poulies ; Bertaux, coiffeur, demeurant 7, rue Bailleul ; Bardet, demeurant 8, rue Bailleul ; Durand-Brager, Vital, Denis (voir ce nom), capitaine de la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 11, rue Bailleul ; Krammond, demeurant 11, rue Bailleul. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « Ne mérite rien qu’une félicitation sur sa bonne volonté et son patriotisme. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 30 juin, et son brevet le 6 septembre 1831. Il signa le certificat suivant en faveur d’Hanssen, Martial, Célestin : « Nous, soussignés, attestons que le nommé Martial, Célestin Hanssen, âgé de dix-neuf ans, demeurant chez son père, ébéniste, rue Bailleul, n° 11, a assisté à tous les combats qui ont eu lieu dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830. Le mardi 27, ce jeune homme sortit à 8 heures du soir, aida à casser les réverbères dans les rues Saint-Honoré, des Poulies et de l’Arbre-Sec, ensuite, aidé de quelques jeunes gens, il ferma le passage à la gendarmerie à cheval, en plaçant des cordes de la rue Saint-Honoré à la fontaine de la rue de l’Arbre-Sec. Le mercredi 28, il sortit à 9 heures du matin de la rue Bailleul, se joignit à douze gardes nationaux, dont quatre en bourgeois mais armés, les huit autres habillés, se rendit à la mairie du (ancien) IVe arrondissement, mais, passant rue du Roule, il fallut se faire passage à travers un détachement du 15e d’infanterie légère. Après avoir stationné quelque temps à la mairie, il se réunit à la légion improvisée et vint passer quelque temps sur la place du Louvre, et continua sur la place des Victoires, où l’on nous fit mettre sur trois rangs en présence de la ligne, qui, effrayée de notre imposante attitude, continua sa route sans oser nous attaquer. Notre légion fut ensuite conduite sur la place de la Bourse et on nous lut un ordre et ensuite nous nous mîmes en route parcourant les rues Montmartre, celle Montorgueil, aux acclamations de Vive la garde nationale ! Nous arrivâmes rue des Prouvaires, où nous reçûmes une décharge du 15e d’infanterie légère. Ce jeune homme, placé en tête, riposta à cette décharge qui frappa son voisin à la cuisse et ensuite se rendit à la halle à la viande, où pendant quatre heures il résista par un feu nourri aux tirailleurs de la ligne et de la garde, qui s’avançaient à chaque instant. Le 29 au matin, il travailla dès les 5 heures à la barricade de la rue des Poulies, sous le feu continuel des Suisses. Deux fois, la barricade fut reprise et trois camarades de ce jeune homme furent blessés grièvement. Il se plaça ensuite sous les [illisible] du Louvre, affrontant tous les dangers, tira sur les Suisses et se jeta ensuite sur le Louvre aussitôt que l’issue pour y entrer fut pratiquée. Du Louvre, il se rendit sur la place du Palais-Royal et se battit au coin de la rue Richelieu et pénétra dans la maison d’où l’on jeta les gardes royaux par les fenêtres. Le 29, il fit partie du poste établi hôtel d’Aligre, passa la nuit à faire de fréquentes patrouilles et, les jours suivants, il montra beaucoup de zèle et de dévouement. » Il signa le certificat en faveur d’Henry, Joseph, Adolphe et ainsi rédigé : « Les soussignés […] certifient et attestent que le sieur Henry, Joseph, Adolphe […] s’est trouvé à la prise du Louvre et à la barricade de la rue des Poulies, où il a combattu les armes à la main et qu’ensuite il s’est transporté place du Palais-Royal où il a également combattu avec un courage digne d’éloges. » Il signa le certificat suivant en faveur de Durand-Brager, Vital, Denis : « Nous, soussignés, certifions avoir vu dans la matinée du 28 juillet dernier M. Durand, Vital, Denis, connu plus particulièrement sous le nom de Durand-Brager, négociant, capitaine de la 3e compagnie du 4e bataillon de la IVe légion, demeurant rue Bailleul, n° 11, lequel, accompagné de quatre citoyens habillés comme lui en garde national et armés, se porter du côté de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, d’où nous les avons vus revenir accompagnés de plus de deux cents citoyens et s’établir sur la place du Louvre, d’où ils ont été chassés par les feux des Suisses ; que le soir dudit jour, il a contribué aux barricades du quartier du Louvre et réunis à d’autres citoyens qui faisaient des patrouilles pour maintenir l’ordre et relever les barricades, dans la crainte d’une nouvelle attaque. Il est aussi à notre connaissance qu’il a fourni un grand nombre de pierres à fusil et qu’il a été fait dans sa maison des cartouches, les 28 et 29, qui ont été distribuées aux combattants établis aux barricades de la rue des Poulies et de la rue Saint-Germain-l’Auxerrois. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1830, il était sergent des grenadiers du 2e bataillon de la IVe légion de la garde nationale. Il demeurait 11, rue Bailleul en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277, idem in dossier Durand-Brager, Vital, Denis ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Hanssen, Pierre, Antoine, idem in dossier Henry, Joseph, Adolphe ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement.

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