Foubert, Louis
Biographie
Le 12 septembre 1831, il adressa la lettre suivante à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac : « J’ai combattu dans les mémorables journées de Juillet et rempli le devoir d’un bon patriote. Le 28, je faisais partie des combattants qui étaient au bout du pont des Arts, où le feu frappa plus d’un brave. Le 29, après avoir été sur la place de l’Odéon, je fus de ceux qui se dirigèrent sur le Louvre par le Pont-Neuf et là, sur le quai je reçus une balle à la partie supérieure de la cuisse droite. J’avais cru d’abord la blessure bien moins grave mais des douleurs très vives m’obligèrent d’aller à l’ambulance des Tuileries établie par M. Teisseire, qui eut la bonté de me panser et de me donner ses soins avec zèle et dévouement. Je ne fis, Messieurs, aucune réclamation mais, aujourd’hui, je sollicite de votre justice la médaille de Juillet. L’honneur de la porter comblera tous mes vœux. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine, membre de la Société de médecine pratique de Paris, de l’Académie de Turin, place des Petits-Pères, n° 9, certifie que M. Louis Foubert, demeurant rue du Bouloy, n° 5, s’est présenté le 29 juillet 1830, à l’ambulance établie dans la pharmacie des Tuileries pour y être pansé d’une plaie occasionnée par une balle, située dans la partie antérieure et supérieure de la cuisse droite, qu’il avait reçue en combattant pour la prise du Louvre, que cette plaie a nécessité diverses opérations pour débrider et extraire les corps étrangers, ce l’a obligé de suivre un traitement, un régime convenable pendant deux mois et privé de se rendre à ses occupations. » Signés le 30 octobre 1830 : Teisseire. Il demeurait 5, rue du Bouloy, chez M. Chappon, marchand d’huile, en 1831. Archives nationales F/1dIII/88.