Foucaud fils, Georges, Pierre
Biographie
Né le 11 août 1806 (c’est curieux entre les deux Foucaud ce genre de coïncidence de date de naissance… mais 11 avril 1806 in Archives de Paris VD6 3 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) à Paris. Maçon. Il combattit avec son frère et fut blessé par un caisson en enlevant une pièce de canon sur les Champs-Elysées. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement ou aussi du (ancien) Ier arrondissement (où un dossier est ouvert au nom de la Veuve Foucaud, dont les deux fils s’étaient battus et un avait été blessé). Le dossier au nom de la veuve Foucaud est annoté ainsi : « L’aîné de ses fils s’est mis à la tête de vingt jeunes gens et s’est battu avec son frère partout. N’a pas été blessé. Ils ont pris une pièce de canon aux Champs-Elysées. Dans l’effort que l’un d’eux fit pour le prendre, il souffre depuis de la poitrine. » L’observation suivante est aussi inscrite sur le dossier : « Il faudrait lui accorder un petit secours car il peut très bien travailler ainsi que son frère. » La veuve Foucaud joignait un certificat du médecin attestant que son fils souffrait d’une douleur dans la poitrine et d’un commencement de fièvre, que Foucaud attribuait à une contusion reçue dans les efforts faits pour enlever la pièce de canon ; le médecin attestait que huit à dix jours de soins et de repos suffiraient à son rétablissement. Le 14 août 1830, la mère, « dans une position des plus malheureuses » et dont les fils ne pouvaient plus travailler, sollicita un secours. Elle joignait à sa demande un certificat ainsi rédigé : « Nous, soussignés habitants du quartier du Roule et rue de la voirie, certifions que la veuve Foucault, âgée de cinquante-cinq ans, mère de six enfants dont une fille dans l’adolescence, en a deux, l’un de vingt et un ans, l’autre de vingt-cinq qui, dévoués à la défense des libertés publiques, pendant huit jours ont combattu avec courage pour la cause de l’indépendance. Que l’un d’eux spécialement a été blessé par un caisson, en s’emparant d’une pièce d’artillerie aux Champs-Elysées et qu’il fut sur-le-champ conduit chez M. le général Lafayette, qui eut connaissance de ce fait. Qu’en général les deux frères se sont conduits honorablement pour le salut de la patrie et que, en vertu de ce titre, de la contusion dont est atteint l’un d’eux et de ce qu’ils étaient les soutiens alimentaires de leur mère, ils méritent d’être considérés, cette famille étant dans une position très malheureuse et jouissant du reste d’une réputation honorable pour la conduite qu’ils tiennent. » Signé, le 14 août 1830 : veuve Rasé, propriétaire de la maison du 12, rue de la Voirie, qui ne sait signer ; veuve Reny ; Gire, propriétaire, demeurant 16, rue de la Voirie. La mère reçut un secours de dix francs. Foucaud reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; il est pourtant aussi inscrit sur la liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Foucaud fils et avec sa bonne adresse 12, rue de la Voirie). Il reçut, en juillet 1834 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de six francs, à titre de décoré de Juillet. En 1843, son brevet et sa médaille lui ayant été volés, il sollicita auprès de la mairie qu’on lui communiquât le numéro sous lequel il avait été immatriculé, afin de pouvoir réclamer les duplicata des pièces perdues auprès du ministère de l’Intérieur. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 12, rue de la Petite-Voierie en 1830-1834 ; 14, impasse d’Any dans la rue du Rocher en 1843-1849 ; 11, passage d’Any dans la rue du Rocher en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 92, liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, idem Médailles retirées ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, liste des décorés de la médaille de Juillet, présumés à habiller ; Archives de Paris VD6 639 n° 6, 1836-1838 ; Archives de Paris VI1, Etat de répartition de la somme de quatre cent dix francs et cinquante-cinq centimes mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être attribuée à MM. les décorés de Juillet ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 44 ; Archives de Paris VK3 55 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Foucaud fils, Georges, Pierre et avec sa bonne adresse 12, rue de la Voirie) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45 (sous le nom de Foucaud, Pierre, Georges), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 83 (sous le nom de Fouquot, Georges, Pierre), idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 (sous le nom de Foucaud, Georges, Pierre). Voir sans doute Foucou ?