Fouché, Pierre, Jean

Biographie


Né le 17 juillet 1788 à Versailles (Seine-et-Oise). Ancien militaire, devenu employé aux halles sur les listes du Constitutionnel, mais cordonnier in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable et bottier sur le certificat de la maison de convalescence de Saint-Cloud in Archives nationales F/1dIII/88, commis sur la fiche de Réclamant de Juillet. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la cuisse gauche. Il était porteur du certificat médical délivré en date du 3 septembre 1830 : « Je, soussigné, médecin chirurgien de la faculté de Paris, déclare traité et traite encore le sieur Fouché, Pierre, ex-militaire, blessure très grave à la partie interne supérieure de la cuisse gauche, dont il résulte des grandes gênes. » Signé, le 3 septembre 1830 : Pagez illisible, demeurant rue de la Tixéranderie. Plusieurs certificats de notoriété attestaient sa participation aux combats. Le premier : « Nous, soussignés, propriétaires et habitants de la rue Planche-Mibray, quartier du Mail, certifions et attestons vouloir délivrer à M. Fouché, Pierre, Jean, né à Versailles le 17 juillet 1788, une médaille d’honneur portant les inscriptions suivantes : sur l’un des côtés “Délivré au sieur Fouché, Pierre, Jean, en mémoire des actions d’éclat et des services qu’il a rendus à la patrie les 27, 28 et 29 juillet 1830.” Sur l’autre revers “Honneur aux braves des journées mémorables de Juillet ”. Signé, le 6 novembre 1830 : Buveloz fils ; Vioz ; Launay ; Willaume ; Chatelain ; Moineau ; Bertrand (voir ce nom). Le deuxième : « Nous, soussignés, propriétaires, demeurant sur la place de l’Hôtel-de-Ville, certifions à tous qu’il appartiendra que le sieur Fouché, Pierre, ex-militaire, a montré la plus grande bravoure sur ladite place au coin de la rue de la Tannerie ; qu’il est à notre connaissance personnelle que ce brave s’est souvent avancé pour assurer ses coups et qu’il a fait mordre la poussière à plusieurs militaires, grenadiers à cheval et Suisses, lors de leur attaque sur cette place. » Signé, le 1er août 1830 : Chatelain, demeurant 7, place de l’Hôtel-de-Ville ; Pérot, demeurant 5, place de l’Hôtel-de-Ville ; Lurat, demeurant 7, place de l’Hôtel-de-Ville ; Reÿ, ex-adjudant, membre de la Légion d’honneur, demeurant place de l’Hôtel-de-Ville (voir Rey, Antoine ?). Le troisième : « Nous, soussignés, propriétaires et habitants de la rue Planche-Mibray à Paris, certifions que le sieur Fouché, Pierre, ancien militaire, a déployé à nos yeux la plus vigoureuse défense contre les ennemis de la patrie dans les journées des 27 et 28 juillet dernier. Attestons que notamment, placé seul sur le pont Notre-Dame, dans la journée du 28, ledit sieur Fouché pendant plus de six heures à notre vue et sans être intimidé par la présence d’un détachement du 15e régiment d’infanterie légère à l’autre extrémité dudit pont, a défendu les droits de la Nation avec le plus admirable sang-froid et un courage vraiment héroïque en tirant près de cent cinquante coups de feu, qui ont fait mordre la poussière à un très grand nombre de gardes royaux suisses embusqués sur la place de Grève. » Signé, le 1er août 1830 : Buveloz fils, demeurant 1…, rue de la Planche-Mibray ; Jousse, demeurant de la rue Planche-Mibray ; Vioz ; Williaume, demeurant rue de la Planche-Mibray ; Moineau, demeurant rue de la Planche-Mibray ; Bertrand (voir ce nom), demeurant 6, quai de Gesvres ; Dubrocq, demeurant rue de la Planche-Mibray ; Scordel, ouvrier bijoutier, rue de la Planche-Mibray ; Moreau, demeurant de la rue Planche-Mibray ; Linel, rue de la Planche-Mibray ; Le Blanc, rue de la Planche-Mibray ; Bezard, demeurant 13, rue de la Planche-Mibray ; Gouvignon, demeurant rue de la Planche-Mibray ; Rey, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant de la rue Planche-Mibray ; et deux noms illisibles. Le quatrième : « Je certifie que le sieur Fouché, Pierre, ex-militaire, a fait partie de mon détachement dirigé sur Saint-Cloud et Sèvres et je lui faisais [part] qu’il ne pourrait nous suivre puisqu’il était atteint d’un coup de feu à la cuisse gauche ; il n’a cessé de tirailler et a beaucoup contribué par son courage et son exemple à la prise de Sèvres. » Signé, le 6 août 1830 : Duchène, maréchal des logis d’ordonnance du général Lafayette. Le cinquième « Je, soussigné, docteur en médecine, ayant rempli les fonctions de chirurgien dans le bataillon armé du quartier des Lombards pour la liberté, certifie que le sieur Fouché, Pierre, Jean, âgé de quarante et un ans, demeurant rue Jean-Pain-Mollet, n° 11, a été blessé dans les combats de Juillet et que ses blessures n’étant pas encore cicatrisées il a besoin de repos. » Signé, le 10 septembre 1830 : Leroux de Rennes (voir Leroux, Marie, François, Arnaud). Le sixième : « Je, soussigné, chef de bataillon de la place de l’Hôtel-de-Ville, certifie que le sieur Fouché, Pierre, ex-militaire, à son retour de Sèvres d’avec le maréchal des logis d’ordonnance du général Lafayette, Duchène, quoique blessé, a constamment resté à nos pièces, a fait le voyage de Rambouillet et ne nous a quitté que lors du licenciement. » Signé, le 13 août 1830 : Desbant. Marié, il reçut (sous le nom de Fouché, Jean) un secours de cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement ou aussi du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud du 11 septembre au 2 octobre 1830, venant de l’ambulance des Pyramides. Il reçut un pantalon, une paire de souliers, une paire de bas, un habit, une paire d’épaulettes et un bonnet de police, composant son uniforme de garde national, plus un bon de vingt francs. Il apostilla ainsi la demande présentée par Saint-Denis, Jean, Charles, Louis (voir ce nom) auprès de la Commission des récompenses nationales : « Je, soussigné, certifie […] que j’ai vu le porteur du présent dans la matinée du 29 juillet dernier, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois, se battre, étant armé d’un fusil à deux coups, qu’il a montré le plus grand sang-froid et le vrai courage qui caractérise un véritable Français et n’a quitté que lorsqu’il fut blessé au pied droit. » Il ne réussit sans doute pas à faire valoir ses droits puisqu’il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il demeurait 11, rue Jean-Pain-Mollet en 1830 ; dans la 5e compagnie des vétérans à Saint-Denis en 1830 ; 38, rue de la Jussienne en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 22 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 24 ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Saint-Denis, Jean, Charles, Louis ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 6-7 état des blessés non classés et de la 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/88.

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