Fouet, Paul, Jean
Biographie
Né le 20 mars 1806 à Lisbonne (Portugal). Courtier de commerce. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés, tous citoyens ou habitants de Paris, certifions que M. Fouet, Paul, courtier de commerce, caporal à la IVe légion, 2e bataillon, 4e compagnie de la garde nationale parisienne, domicilié à Paris, rue Thibeautodé, n° 2, a montré le plus grand dévouement dans les événements de Juillet, auxquels il a pris une part active avec nous en se battant le 28, rue des Prouvaires contre le 15e léger, placé à la rue du Roule. Le 29, au Louvre et aux Tuileries, où nous l’avons vu maintenir le bon ordre, empêcher le pillage et la soustraction d’objets précieux qui se trouvaient dans le château. » Signé le 10 décembre 1830 : Dionis, Elie, sergent à la IVe légion, 2e bataillon, 4e compagnie de la garde nationale ; Bosquet ; Colleville, J. ; Cousin ; Rousselle aîné, capitaine en premier à la IVe légion, 2e bataillon, 4e compagnie de la garde nationale ; Mutel, marchand boulanger, demeurant 1, rue Thibaudoté ; Gronpier illisible, commandant à la IVe légion, 2e bataillon, 4e compagnie de la garde nationale ; Choppard, S. ou J., sergent-major de l’ex-jeune garde, adjudant sous-officier au 1er bataillon de l’Eure, propriétaire demeurant 33, rue des Boucheries-Saint-Germain ; Carel, Eustache, Auguste (voir ce nom), commandant du Louvre ; Mariotte, portier aux Tuileries, qui certifia que Fouet avait « maintenu le bon ordre » ; Simon, sergent à la 4e compagnie du 2e bataillon de la IVe légion de la garde nationale ; Bosquet ; Simon, sergent ; Goujon illisible ; Favrel illisible, demeurant 121, rue Saint-Honoré. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il cosigna avec une vingtaine d’autres médaillés la lettre d’Eric, Bernard (voir ce nom), président de la commission des médaillés de Juillet, et qui, en date du 20 juillet 1831, demandait qu’il y ait une unité du ruban auquel devaient être suspendues les croix et les médailles, des médaillés ayant été poursuivis pour avoir porté le ruban bleu, ruban qui suspendait la Croix de Juillet, au lieu du ruban tricolore, ruban qui suspendait la médaille de Juillet. La demande était fondée sur ce que chaque citoyen avait le droit de porter le ruban national, et d’y suspendre une des nombreuses médailles qui avaient été frappées depuis la révolution. Sa médaille lui fut délivrée le 30 juin, et son brevet le 16 août 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1830, il était sergent à la 4e compagnie du 2e bataillon de la IVe légion de la garde nationale. Il fut l’un des prévenus du procès d’avril 1835 qui s’évada de la prison de Sainte-Pélagie, en juillet 1835, avec la complicité du mouvement républicain. Son signalement fut ainsi communiqué par les autorités pour faciliter sa recherche et son arrestation : « […] Taille 1,64 m, cheveux et sourcils châtains, yeux bleus, nez long et pointu, bouche petite, menton ovale, visage long, joues creuses, front moyen et bombé, teint clair. » Il reçut un secours en 1850, un secours de cinquante francs en 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 2, rue Thibautodé en 1830-1831 ; 6, rue Boucherot en 1831 ; hôtel de Sully, rue de la Convention ou 10, rue de l’Orillon à Belleville en 1849-1850 ; 7, rue des Ursulines à Saint-Denis, chez Mme Denamiel, en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD3 8 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement et lettre en date du 20 juillet 1831 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 80, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Proposition d’accorder à trente-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.620 francs, minutes 278-279, en date du 7 mars 1853.