Fouloy
Biographie
Ouvrier sellier. Il adressa, vers le 30 septembre 1830, la lettre suivante au général Lafayette, en tant que général en chef de la garde nationale : « J’étais occupé dans une messagerie, en qualité de sellier, lorsque les troubles éclatèrent par suite des fatales ordonnances. Je quittai l’établissement et me rendis à Paris, pour coopérer, comme tant d’autres, à la défense de nos libertés. Parti pour Saint-Cloud, pour Rambouillet, je ne pus chercher à reprendre un état que le onzième jour ; mais je trouvai ma place occupée et par conséquent sans ouvrage. Comme je n’aime point l’inaction, je vous prie, mon général, de vouloir bien m’honorer de votre crédit pour me faire obtenir une place dans ma partie, soit dans l’artillerie de l’armée soit dans celle de la garde nationale, qui s’organise en ce moment. Soyez persuadé, mon général, que j’emploierai tous mes moyens pour mériter l’honneur de votre recommandation. Agréez, monsieur le général, l’expression pure et franche d’un honnête ouvrier, pour l’admiration que commandent à tant de titres votre conduite civile et militaire depuis quarante-cinq ans. S’il est impossible, mon général, d’obtenir aucun emploi dans quelque administration de mon état ayez égard aux sacrifices que j’ai faits, d’avoir dépensé le peu que je possédais pour avoir réuni tant que possible les misérables que je trouvais sur mes pas en leur prodiguant ce qui me restait. Cela faisant, mon général, vous obligerez un de vos défenseurs, qui sacrifiera son bras pour la conservation de vos jours. » Sa lettre était apostillée par : Sauvage, demeurant 94, rue Saint-Martin ; Baille ; Simon, dit capitaine la Blouse (voir ce nom) ; Parant, ex-capitaine ; Guerard. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il demeurait chez M. Lorry, entrepreneur de voitures publiques, à Sceaux (Hauts-de-Seine) en 1830. Archives de Paris VK3 52 (classé au nom de Soulloit) ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 16 octobre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Foulloil).