Fouré, François
Biographie
Ouvrier maçon et débitant de vin au 20, bd de Monceau à Courcelles. Il adressa, le 29 novembre 1830, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales (qu’il signa du nom de Fouré) : « Pendant les événements de Juillet, auxquels il prit part avec les amis des lois et des libertés publiques, un nombre d’à peu près quatre-vingt-dix citoyens excédent de chaleur et de fatigue se présentèrent chez lui et lui demandèrent à boire. Il ne balança pas à leur distribuer deux pièces de vin qu’il avait alors dans sa cave. On vint en même temps lui demander un drapeau tricolore qu’il avait arboré sur la maison qu’il habite et dont on avait besoin en ce moment pour rallier une compagnie dispersée. Quelque affection qu’il eut pour ce signe national, il n’hésita pas encore à le remettre puisqu’il était utile à la cause que l’on défendait. Maintenant, les agents de l’administration des contributions indirectes exigent de lui le paiement du droit fixe et proportionnel dû pour le débit de ces deux pièces de vin. Non seulement sa situation pécuniaire ne lui permet pas de payer le droit dont il demande à être dispensé mais il croit pouvoir encore réclamer avec confiance et à titre d’indemnité le paiement du prix de deux pièces de vin qu’il a distribué aux citoyens qui combattaient pour la cause sacrée. Père de famille, près de la ruine et de l’indigence il a l’espoir, Messieurs, que vous ferez justice à sa demande et que s’il n’a pas eu part aux récompenses nationales si justement décernées, au moins sera-t-il rempli du prix de ces deux pièces de vin, dont la perte lui causerait le plus notable préjudice. » Sa lettre était apostillée par : Hergast ou Hergust ; Tribert, maçon à Monceau ; Pernod, marchand de vin à Monceau ; Nogret ou Nozet, toiseur-vérificateur à Monceau. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il demeurait 20, bd de Monceau en 1830. Archives de Paris VK3 44 (dossier ouvert sous le nom de Fourré).